Des discussions en coulisses entre responsables américains et iraniens auraient abouti à une entente prévoyant le prolongement de la trêve en vigueur pour une durée de soixante jours. L'accord, dont les contours précis restent à officialiser, n'entrerait toutefois en application qu'après la signature du président des États-Unis, Donald Trump.
Cette avancée intervient alors que les deux puissances cherchaient depuis plusieurs semaines à stabiliser leurs relations après une période de fortes tensions. La trêve actuelle, mise en place dans des conditions non précisées, avait permis une déescalade temporaire sur les plans diplomatique et militaire.
Des négociations discrètes
Les tractations se sont déroulées par l'intermédiaire de canaux officieux, selon des sources proches du dossier. Les émissaires auraient échangé des propositions et contre-propositions jusqu'à parvenir à un texte acceptable pour les deux parties. Le volet le plus sensible concerne la levée de certaines sanctions économiques, sujet qui a longtemps bloqué les discussions.
L'exécutif américain n'a pour l'heure pas confirmé publiquement l'existence de cet accord. Un porte-parole de la Maison-Blanche s'est refusé à tout commentaire, renvoyant à une déclaration ultérieure. Du côté iranien, les autorités n'ont pas non plus officiellement réagi, mais des diplomates ont laissé entendre qu'un communiqué pourrait être diffusé dans les heures à venir.
Un délai crucial pour la suite
La prolongation de soixante jours offre un répit aux négociateurs pour aborder les questions de fond, notamment le programme nucléaire iranien et les activités régionales de Téhéran. Plusieurs analystes estiment que ce nouveau délai pourrait permettre d'organiser une rencontre directe entre les chefs d'État, hypothèse évoquée depuis plusieurs mois sans jamais se concrétiser.
Si Donald Trump donne son aval, l'accord entrerait en vigueur immédiatement et suspendrait toute escalade jusqu'à l'été. En l'absence de ratification présidentielle, les négociations pourraient repartir à zéro, plongeant à nouveau les relations américano-iraniennes dans l'incertitude.
Des réactions internationales attendues
Les capitales européennes et les partenaires régionaux suivent de près ces développements. La France et l'Allemagne, qui avaient joué un rôle de médiation dès les premiers signes de détente, ont salué cette perspective sans se prononcer sur le fond. L'Arabie saoudite et Israël, directement concernés par l'évolution du dossier, n'ont pas encore réagi officiellement.
Les prochains jours seront décisifs pour confirmer ou infirmer cet accord. La décision du président américain, qui fait l'objet de toutes les attentions, déterminera si la trêve se mue en une accalmie durable ou si les tensions reprennent de plus belle.