Alors que l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran a été officialisé ce lundi par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, les réactions internationales se multiplient. Le président français Emmanuel Macron a salué sur le réseau social X cette « avancée majeure », fruit selon lui d'un effort diplomatique auquel plusieurs partenaires ont contribué. Il a appelé à une mise en œuvre « rapide et complète » par tous les belligérants, insistant sur la nécessité d'une réouverture « urgente et inconditionnelle » des voies de dialogue.
Genève accueillera la signature
L'accord prévoit une cérémonie de signature vendredi à Genève, ont confirmé les autorités américaines et iraniennes. Le président américain Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que l'accord était « désormais finalisé », autorisant la réouverture du détroit d'Ormuz « sans droits de passage » et la levée « immédiate » du blocus naval américain. « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! » a-t-il écrit, ajoutant que cette ouverture interviendrait dès la signature pour permettre le déminage.
De son côté, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a précisé sur la télévision d'État que le document prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban ». Le texte n'a pas été rendu public dans l'immédiat.
Réactions économiques immédiates
L'annonce a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers. Les cours du pétrole ont chuté de plus de 4 %, après avoir flambé depuis le déclenchement du conflit le 28 février et le blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. Les Bourses asiatiques ont également réagi positivement : Tokyo a bondi de plus de 4 % et Séoul de plus de 5 % lundi matin.
Un rôle de médiateur pour le Pakistan
Le Premier ministre pakistanais a joué un rôle clé dans la médiation entre les deux parties, annonçant l'accord lundi matin avant que Washington et Téhéran ne le confirment officiellement. Cette médiation, menée discrètement ces dernières semaines, a permis de surmonter les principaux points de blocage.
Appel à la vigilance
Si la communauté internationale salue majoritairement cette avancée, plusieurs observateurs restent prudents quant à la mise en œuvre concrète des termes de l'accord. Le président Macron a notamment insisté sur la nécessité d'une « mise en œuvre rapide et complète par tous les belligérants », soulignant que le chemin vers une paix durable reste semé d'embûches.
Le détroit d'Ormuz, dont la réouverture est prévue dès vendredi, devrait permettre un retour progressif à la normale du trafic pétrolier mondial, sous réserve des opérations de déminage nécessaires.