Un démenti catégorique
Le prélat a pris la parole ce mercredi 3 juin pour réfuter les allégations avancées par un individu qui, lors d’un programme de M6, a déclaré avoir entendu la confession de Xavier Dupont de Ligonnès. Dans une déclaration transmise à la presse, l’évêque a assuré n’avoir été contacté par personne après cette intervention, et a qualifié la séquence de « trompeuse pour le public ». Il a également insisté sur le fait que l’homme en question se présentait comme prêtre, mais que rien ne permettait d’attester cette qualité.
Des révélations sans fondement ?
Mardi soir, un individu affirmant être ecclésiastique a indiqué lors d’un reportage de la chaîne M6 avoir reçu les confidences de Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect dans le quintuple meurtre de sa famille survenu en 2011 à Nantes. Cette affirmation a suscité une vive émotion, d’autant que l’homme est en cavale depuis avril de la même année. Cependant, l’évêque de Carcassonne a immédiatement contre-attaqué en démentant tout contact préalable ou toute validation de l’information par son diocèse. « Jamais personne ne m’a contacté », a-t-il martelé, appelant à la prudence face à ce qu’il considère comme une manipulation.
Contexte et précédents
L’affaire Dupont de Ligonnès, qui a défrayé la chronique judiciaire française, n’a jamais été résolue. Le suspect, âgé de 50 ans aujourd’hui, reste introuvable malgré de nombreuses pistes et signalements. Des témoignages affirmant l’avoir croisé, notamment à Roquebrune-sur-Argens puis à l’étranger, ont régulièrement émergé, mais aucun n’a été confirmé par les enquêteurs. Cette nouvelle déclaration télévisée s’inscrit dans une série de révélations non vérifiées qui alimentent les spéculations.
Réactions et suites possibles
Le diocèse de Carcassonne a précisé qu’il saisirait les autorités compétentes si nécessaire, mais n’a pas annoncé de plainte pour l’instant. Les enquêteurs, quant à eux, n’ont pas commenté ces dernières déclarations. L’évêque a, de son côté, invité les médias et le public à ne pas se laisser abuser par des « mises en scène » visant à accroître l’audience. Il a rappelé que le secret de la confession est protégé par le droit canonique, mais que toute personne utilisant cette institution pour diffuser des mensonges doit être dénoncée.
Un appel à la vigilance
Face à la propagation de fausses informations, l’évêque a exhorté chacun à se référer aux communiqués officiels de l’Église et des forces de l’ordre. Il a souligné que la quête de vérité dans ce dossier ne doit pas être entravée par des annonces spectaculaires et non vérifiées. En attendant, l’affaire Dupont de Ligonnès reste l’un des cold cases les plus médiatisés de France, et toute nouvelle piste est examinée avec la plus grande circonspection.