Caroline Darian, présidente de l'association « M'endors pas : Stop à la soumission chimique », a vivement critiqué l'absence de réaction des autorités judiciaires et policières dans l'affaire du décès de Lyhanna. « Les commissariats savaient, les parquets savaient et rien n’a été fait », a-t-elle déclaré, pointant du doigt une défaillance des institutions face à des signalements pourtant établis.

Des alertes ignorées

Ses propos, rapportés dans une vidéo mise en ligne par un média d'actualité, mettent en lumière le sentiment d'impunité qui entoure les pratiques de soumission chimique. Selon la militante, plusieurs services auraient été informés de la situation de Lyhanna, sans pour autant engager de poursuites ou de mesures de protection. Cette inaction aurait laissé le champ libre à l'exploitation de la victime.

Un appel à la responsabilité

Caroline Darian, elle-même victime de soumission chimique et fille de Gisèle Pelicot, a profité de cette tribune pour exiger une prise de conscience collective. Elle a dénoncé le fossé entre les discours officiels et la réalité du terrain, où les plaintes restent souvent sans suite. Son association milite pour une meilleure formation des personnels de police et de justice, ainsi que pour un suivi systématique des cas signalés.

Le contexte de l'affaire

Lyhanna, dont le nom complet n'a pas été divulgué, est décédée dans des circonstances liées à la soumission chimique, un phénomène qui consiste à administrer à une personne, à son insu, des substances psychoactives à des fins criminelles. L'affaire a suscité une vive émotion dans l'opinion publique et a conduit à une réunion des procureurs généraux convoquée par le ministre de la Justice.

Les réactions politiques

Le garde des Sceaux a réuni les procureurs généraux pour évoquer les suites à donner à cette affaire et, plus largement, la lutte contre la soumission chimique. Des rassemblements sont prévus devant plusieurs tribunaux pour exiger que la lumière soit faite sur le décès de Lyhanna et pour dénoncer les lacunes du système judiciaire.

Des pistes pour l'avenir

Pour Caroline Darian, il est urgent de mettre en place un protocole clair permettant aux victimes d'être entendues et protégées dès les premiers signalements. Elle a également plaidé pour une meilleure coordination entre les services d'enquête et les parquets. Son association entend poursuivre son travail de sensibilisation et de plaidoyer afin que les drames liés à la soumission chimique ne restent pas impunis.