Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a convoqué l'ensemble des procureurs généraux de France ce lundi 8 juin à 8 h 30 à la Chancellerie. Cette réunion de travail, qui rassemble les représentants du ministère public de chacune des 36 cours d'appel du pays, est consacrée à l'affaire Lyhanna, une disparition qui suscite une vive émotion dans l'opinion publique.
Parallèlement à cette réunion au sommet de la hiérarchie judiciaire, plusieurs collectifs féministes et associations de protection de l'enfance appellent à des manifestations devant les tribunaux de nombreuses villes françaises en fin de journée. Ces rassemblements visent à réclamer des comptes sur le traitement judiciaire de l'affaire et à exhorter les autorités à tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur la disparition de la jeune fille.
Les procureurs généraux réunis d'urgence
La convocation des procureurs généraux par le garde des Sceaux revêt un caractère exceptionnel. Ce sont les plus hauts magistrats du parquet, qui dirigent l'action publique au sein des cours d'appel. Leur réunion à la Chancellerie traduit la volonté du ministre de coordonner au niveau national la réponse judiciaire face à cette affaire, qui a pris une ampleur médiatique et politique considérable.
Selon des sources proches du dossier, cette réunion de travail doit permettre d'échanger sur les procédures en cours et d'éventuelles instructions générales à donner aux parquets locaux. L'ordre du jour précis n'a pas été communiqué, mais il devrait porter sur les enseignements à tirer de l'affaire Lyhanna en matière de traitement des disparitions inquiétantes de mineurs.
Une mobilisation citoyenne en préparation
Plusieurs collectifs, dont des organisations féministes et des associations de défense des droits de l'enfant, ont lancé des appels à se rassembler devant les palais de justice. Les organisateurs entendent dénoncer ce qu'ils estiment être des négligences ou des lenteurs dans l'enquête, et demandent que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la disparition.
Des rassemblements sont annoncés notamment à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille et Toulouse, ainsi que dans de nombreuses villes de province. Les manifestants prévoient de se réunir en fin d'après-midi ou en début de soirée, à des horaires variables selon les villes, afin de coïncider avec la fin de la journée de travail et de maximiser la visibilité de leur action.
Le contexte de l'affaire
Lyhanna, une adolescente, a disparu dans des circonstances qui restent à éclaircir. L'affaire a rapidement suscité une forte couverture médiatique et une grande émotion publique. Les autorités judiciaires et policières sont mobilisées pour tenter de retrouver la jeune fille et d'identifier les responsables possibles de sa disparition.
La convocation des procureurs généraux par le garde des Sceaux intervient dans un climat de tensions, où des critiques se font entendre quant à la manière dont l'enquête a été menée initialement. Le gouvernement cherche à montrer qu'il prend l'affaire au sérieux et qu'il entend coordonner l'action de la justice sur l'ensemble du territoire.
Des précédents dans l'histoire judiciaire récente
Cette réunion des procureurs généraux à la Chancellerie n'est pas sans rappeler d'autres convocations d'urgence ordonnées par des gardes des Sceaux lors d'affaires sensibles. Elle témoigne de la volonté de l'exécutif d'encadrer et d'harmoniser les pratiques des parquets dans des dossiers qui cristallisent l'attention nationale.
Les annonces qui pourraient émerger de cette réunion sont attendues avec impatience par les familles concernées et par les associations, qui espèrent que des consignes claires seront données pour accélérer et renforcer les investigations dans ce type d'affaires.
La journée de lundi s'annonce cruciale
Entre les discussions à huis clos à la Chancellerie et les manifestations annoncées devant les tribunaux, la journée du lundi 8 juin s'annonce comme un moment clé dans l'affaire Lyhanna. Les décisions qui seront prises ou les orientations qui seront fixées lors de cette réunion de travail pourraient avoir des répercussions sur le déroulement de l'enquête et sur la réponse judiciaire aux disparitions de mineurs à l'avenir.
Les regards sont désormais tournés vers la place Vendôme, où le garde des Sceaux doit s'exprimer à l'issue de cette réunion avec les procureurs généraux. Les annonces du ministre seront scrutées de près par les médias, les associations et l'opinion publique.