Le président de la République et son épouse ont joint par téléphone les parents de Lyhanna. L’entretien s’est déroulé mercredi, selon des informations concordantes. Les termes précis de la conversation n’ont pas été divulgués, mais ce geste intervient alors que le chef de l’État avait déjà publiquement admis des « dysfonctionnements manifestes » dans le traitement de ce dossier.
Ce drame a bouleversé l’opinion et mis en lumière les ratés présumés des services de protection de l’enfance et de la justice. La jeune fille avait disparu avant que son corps ne soit retrouvé dans un silo, sur la commune de Puycasquier. Le maire du village a depuis évoqué l’idée de transformer le lieu en mausolée pour honorer sa mémoire.
L’appel du couple présidentiel constitue une nouvelle étape dans la reconnaissance officielle des manquements. Quelques jours plus tôt, lors d’un Conseil des ministres, Emmanuel Macron avait souligné des « dysfonctionnements manifestes » et promis des mesures pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise. Une cellule de crise avait également été réunie à Matignon afin de coordonner la réponse gouvernementale.
Les parents de l’adolescente, qui portent plainte et réclament des comptes, n’avaient pas encore reçu de signe direct de la part de l’exécutif. Ce contact téléphonique, intervenu près d’une semaine après les déclarations publiques du président, traduit une volonté de dialogue direct avec la famille éprouvée.
Sur le plan judiciaire, l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de la mort de Lyhanna et les éventuelles négligences des autorités locales ou nationales. Plusieurs associations de défense des droits de l’enfant ont appelé à une réforme en profondeur du dispositif de protection.
En parallèle, le gouvernement a annoncé un audit des procédures de signalement et de suivi des situations de danger. Le ministère de la Justice a également demandé un rapport sur le fonctionnement des cellules départementales de recueil des informations préoccupantes.
L’affaire Lyhanna a ravivé le débat sur la prise en charge des mineurs en danger et la coordination entre les différents acteurs – éducation nationale, services sociaux, justice, police. Les annonces présidentielles et ce contact direct avec la famille visent à répondre à l’émotion suscitée dans l’ensemble du pays.