Les dessertes d'Air France vers Dubaï et Ryad resteront suspendues plusieurs jours supplémentaires, a annoncé la compagnie. Invoquant une « nouvelle évaluation sécuritaire » de la situation dans le Golfe, le transporteur a décidé de ne pas rétablir ses vols, déjà interrompus depuis une semaine.
Cette prolongation intervient alors que l'Iran a multiplié les frappes contre ses voisins de la péninsule Arabique, alimentant les craintes pour la sécurité aérienne dans la région. Air France, qui avait déjà suspendu ses rotations la semaine précédente, a choisi de ne prendre aucun risque en attendant une analyse plus poussée des conditions de vol.
La décision concerne les deux destinations principales de la compagnie dans la région. Dubaï, plaque tournante du tourisme et des affaires, et Ryad, capitale de l'Arabie saoudite, sont directement touchées par ce gel des liaisons. Les passagers ayant réservé sur ces vols se voient proposer un remboursement ou un réacheminement, selon les conditions habituelles de la compagnie.
Les autorités aéronautiques et les compagnies rivales observent de près l'évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe. Aucune autre grande compagnie européenne n'a pour l'instant emboîté le pas à Air France, mais plusieurs d'entre elles pourraient être amenées à réévaluer leurs propres programmes dans les prochains jours.
Le conflit régional, marqué par des tirs de missiles et des frappes aériennes, perturbe déjà le transport aérien dans une zone clé pour les liaisons entre l'Europe, l'Asie et le Moyen-Orient. Les survols de l'espace aérien iranien et de certaines parties du Golfe sont devenus plus risqués, incitant les compagnies à modifier leurs itinéraires ou à suspendre leurs dessertes.