Air France a pris la décision de suspendre ses vols entre Paris et Kinshasa, a-t-on appris ce vendredi 26 juin 2026. Cette mesure fait suite à l’identification d’un premier cas de contamination par le virus Ebola sur cette ligne aérienne. Le malade, un médecin humanitaire de retour de la République démocratique du Congo, avait voyagé à bord d’un avion de la compagnie avant l’apparition des symptômes.

Un passager en provenance de RDC

Le cas a été confirmé quelques jours plus tôt chez un soignant qui œuvrait dans une zone touchée par l’épidémie en RDC. À son arrivée à Paris, l’homme a été pris en charge par les services hospitaliers. Les autorités sanitaires ont rapidement entrepris de retracer son parcours pour identifier les personnes ayant pu être exposées au virus durant le vol.

Cinq personnes à l’isolement

Dans le cadre de cette enquête épidémiologique, cinq passagers qui se trouvaient à proximité immédiate du médecin dans l’avion ont été placés à l’isolement. Ils font l’objet d’une surveillance médicale renforcée durant la période d’incubation, qui peut aller jusqu’à vingt et un jours. Aucun d’entre eux n’a présenté de symptômes pour l’instant, selon les informations disponibles.

Une décision de précaution

La suspension de la liaison Paris-Kinshasa, décidée par Air France, a été justifiée par des impératifs sanitaires. La compagnie a souligné que cette interruption visait à permettre une évaluation complète des risques et à mettre en place des protocoles renforcés pour les vols à destination ou en provenance de la région concernée. Aucune date de reprise n’a été communiquée pour l’instant.

Un contexte épidémique en Afrique centrale

La RDC fait face depuis plusieurs mois à une résurgence d’Ebola dans sa partie orientale. Le virus, hautement contagieux et souvent mortel, se transmet par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées. Les équipes humanitaires déployées sur place sont régulièrement exposées, et des cas d’importation vers d’autres pays ont été signalés par le passé.

La coordination des autorités

Les ministères de la Santé français et congolais travaillent en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé pour suivre l’évolution de la situation. Des mesures de contrôle renforcées ont été mises en place dans les aéroports de la région, notamment le dépistage systématique des voyageurs présentant de la fièvre à l’embarquement. Les autorités appellent à la vigilance sans céder à la panique, rappelant que les dispositifs de réponse aux épidémies ont été améliorés depuis les précédentes flambées.