Un fonctionnaire du secteur informatique fédéral a porté plainte pour diffamation contre Elon Musk, après avoir déclenché une procédure de signalement interne visant le groupe DOGE avant de rendre ses griefs publics. Selon des documents judiciaires, ses freins ont été sectionnés peu de temps après que le milliardaire a partagé sur les réseaux sociaux un message dénonçant ses allégations comme fausses.

Origine du litige L'employé, dont l'identité n'a pas été révélée dans les pièces accessibles, avait d'abord déposé une plainte formelle auprès des autorités compétentes concernant les activités de DOGE, une structure connue pour ses projets liés aux cryptomonnaies et à l'investissement. Face à l'absence de réaction suffisante, selon son récit, il a choisi de médiatiser ses accusations.

L'incident mécanique Quelques jours après qu'Elon Musk a amplifié sur sa plateforme un message qualifiant les déclarations du fonctionnaire d'infondées, le véhicule de ce dernier a subi une défaillance grave : les conduites de frein avaient été délibérément coupées. L'enquête préliminaire, citée dans la requête, attribue cet acte à un sabotage. Le fonctionnaire affirme que cet événement est directement lié à la diffusion des accusations par le dirigeant de Tesla et SpaceX.

Action en justice Le plaignant a saisi un tribunal fédéral pour diffamation, estimant que les propos de M. Musk, en qualifiant ses alertes de mensongères, ont non seulement nui à sa réputation mais ont également exposé sa sécurité personnelle. Il demande des dommages et intérêts, sans que le montant n'ait été détaillé dans les premières informations judiciaires.

Contexte et réactions DOGE, souvent associé à des pratiques spéculatives liées à la cryptomonnaie Dogecoin, fait l'objet de plusieurs enquêtes aux États-Unis. Le gouvernement fédéral n'a pas commenté l'affaire à ce stade. L'avocat représentant le fonctionnaire a indiqué que son client cherche à obtenir réparation pour les risques encourus et à faire reconnaître son droit à dénoncer sans crainte de représailles.

De son côté, le conseil d'Elon Musk n'a pas répondu aux sollicitations des médias. L'entrepreneur n'a pas évoqué publiquement cette plainte depuis le dépôt de l'action.

Portée juridique Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des personnalités influentes lorsqu'elles commentent des lanceurs d'alerte. Les spécialistes du droit estiment que la décision du tribunal pourrait établir un précédent concernant la frontière entre liberté d'expression et incitation au harcèlement ou à la violence.