Amanda Anisimova aborde l’édition 2026 de Wimbledon avec un mélange de souvenirs doux-amers et la ferme intention d’en modifier le dénouement. Il y a un an, la joueuse de 24 ans avait créé la surprise en éliminant la numéro un mondiale Aryna Sabalenka en demi‑finale, avant de s’incliner en finale contre Iga Swiatek sur le score sans appel de 6-0, 6-0 – une première dans le tableau féminin du tournoi depuis 1911. « J’ai été un peu paralysée par la nervosité », avait‑elle alors confié, ajoutant que cette expérience la rendrait plus forte.
Un redressement spectaculaire à New York Cette prévision s’est vérifiée dès le Grand Chelem suivant. À l’US Open, Anisimova a pris sa revanche sur Swiatek en quarts de finale, avant de dominer Naomi Osaka pour atteindre une deuxième finale majeure consécutive. Interrogée au printemps, elle a souligné le défi mental que représentait ce retournement rapide : « Parvenir à gérer mes nerfs, sortir sur le court et essayer d’oublier le passé – c’était le plus grand défi mental que j’aie eu à surmonter. » Elle dit avoir ressenti du plaisir et peu de pression lors de ces matches, portée par un large soutien du public.
Une année marquée par des aléas Depuis sa finale new‑yorkaise, le parcours d’Anisimova a connu des turbulences. Elle a mis fin à sa collaboration avec son entraîneur et a manqué deux mois de la saison sur terre battue en raison d’une blessure au poignet gauche. Revenue à la compétition sur gazon, elle s’est inclinée en quarts de finale au Queen’s. « J’aborde ce tournoi avec l’enthousiasme de jouer et d’être de nouveau en bonne santé », a‑t‑elle déclaré à Londres.
Un début de tournoi convaincant Sur le gazon londonien, l’Américaine a entamé sa quête de revanche par une victoire nette au premier tour face à Lina Gjorcheska (6-3, 6-2). Au second tour, elle a livré une prestation d’une rare puissance au service contre Sofia Kenin, expédiant 20 aces pour s’imposer en trois manches. Elle a estimé pouvoir désormais se considérer comme « une bonne serveuse » après cette performance.
Objectif : une suite plus heureuse Alors que le tableau continue de s’ouvrir, Anisimova se dit « excitée » à l’idée de pouvoir améliorer le scénario de l’an dernier. Sa capacité à transformer l’humiliation de 2025 en tremplin pour un succès retentissant à l’US Open nourrit ses ambitions sur le gazon londonien. Reste à savoir si la joueuse, aujourd’hui plus mature et aguerrie, parviendra à dompter ses nerfs pour offrir à son histoire wimbledonnienne un chapitre final plus heureux.