La ministre de l’agriculture, Annie Genevard, s’est adressée à un rassemblement de producteurs de blé pour évoquer les difficultés d’homologation d’un herbicide produit par le groupe chimique BASF. Ce produit, classé comme perturbateur endocrinien, se voit opposer un refus d’autorisation de mise sur le marché en raison de ses effets potentiels sur la santé et l’environnement.

Face à cette situation, la ministre a suggéré au fabricant de soumettre des « méthodes d’évaluation alternatives » afin de démontrer l’innocuité du produit et d’obtenir le feu vert réglementaire. Cette proposition, formulée publiquement, vise à contourner les procédures standardisées qui n’ont pas permis jusqu’ici d’aboutir à une homologation.

Les déclarations de Mme Genevard interviennent dans un contexte où le secteur céréalier cherche des solutions pour lutter contre les adventices, mais où les restrictions sur les pesticides s’accroissent. Le recours à des évaluations non conventionnelles pour un produit déjà identifié comme nocif suscite des interrogations quant à la rigueur des contrôles sanitaires.

Aucune réaction officielle de BASF ou des associations environnementales n’a été rapportée à ce stade. L’initiative de la ministre pourrait relancer le débat sur les compromis entre productivité agricole et protection de la santé publique.