Un week-end de célébrations aux États-Unis

Ce week-end, les États-Unis s'apprêtent à vivre un double anniversaire : le pays célèbre les 250 ans de son indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne, tandis que le président Donald Trump souffle ses 80 bougies. Ce chevauchement de dates donne lieu à des festivités d'envergure, orchestrées par la Maison-Blanche.

Un président qui bouscule les traditions

Alors que ses prédécesseurs auraient saisi une telle occasion pour appeler à l'unité nationale, Donald Trump a choisi une voie différente : il organise un combat en cage. Le locataire de la Maison-Blanche exige que tout Américain patriote et respectueux du drapeau participe aux réjouissances – ou du moins parle de la fête plutôt que de ce qu'il y apporte. Cette approche contraste vivement avec les appels au rassemblement traditionnellement formulés lors des anniversaires nationaux.

La popularité en berne

Dans une analyse fouillée, le chroniqueur et rédacteur en chef de Zeteo, Mehdi Hasan, dresse un portrait sans complaisance de la situation. Selon lui, le président est « profondément impopulaire ». Il le qualifie même de l'un des chefs d'État les moins appréciés de l'histoire américaine moderne à ce stade de son mandat, ajoutant qu'il pourrait être le plus impopulaire. « Il essaie ouvertement, effrontément et sans aucune honte de détourner ces célébrations à son profit », a déclaré Mehdi Hasan lors d'un entretien avec la présentatrice Nosheen Iqbal.

Au-delà des paillettes, une menace pour la démocratie

Si la santé de Donald Trump suscite des interrogations, c'est l'état de la nation qui devrait véritablement inquiéter, estime le journaliste. Il dénonce « une attaque très sérieuse contre la Constitution, contre la démocratie libérale, contre l'idée de trois branches de gouvernement aux pouvoirs égaux ». Selon lui, le show organisé – avec ses combats d'arts martiaux mixtes, ses dorures et ses salles de bal – risque de faire perdre de vue l'essentiel : la gravité des atteintes portées aux institutions démocratiques.

Un double anniversaire sous tension

Les festivités de ce week-end seront donc suivies de près, tant par les partisans du président que par ses détracteurs. Alors que le pays souffle ses 250 bougies, le débat reste vif sur la direction qu'il emprunte sous la houlette d'un chef de l'État octogénaire, dont la stratégie de communication divise et dont la cote de popularité peine à remonter.