La décision de la Fédération internationale de football association (Fifa) d’annuler le carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun provoque une vive controverse. Le sélectionneur de la Norvège, Ståle Solbakken, a vivement critiqué cette mesure, la qualifiant de « grosse erreur de la Fifa ». Dans le même temps, les remerciements publics adressés par Donald Trump à l’instance internationale attisent les soupçons d’un traitement de faveur accordé aux États-Unis.
Une sanction levée, une polémique lancée
Folarin Balogun, joueur de l’équipe des États-Unis, avait écopé d’un carton rouge lors d’un match de la Coupe du monde 2026. La Fifa a ensuite annulé cette sanction, une décision rare qui a immédiatement suscité des interrogations. Ståle Solbakken, le sélectionneur norvégien, s’est exprimé sans détour, jugeant qu’il s’agissait d’une « grosse erreur de la Fifa ». Selon lui, ce précédent pourrait créer un dangereux précédent pour l’arbitrage et l’équité sportive dans le tournoi.
Les remerciements de Trump et le soupçon de partialité
La polémique a pris une dimension politique lorsque Donald Trump, ancien président des États-Unis et candidat à l’élection présidentielle, a publiquement remercié la Fifa pour cette décision. Ce geste, perçu par de nombreux observateurs comme une ingérence, a relancé les accusations de favoritisme envers l’équipe américaine. Plusieurs voix, notamment en Europe, estiment que l’influence diplomatique et économique des États-Unis pèse sur les décisions de l’instance dirigeante du football mondial.
Une décision qui interroge l’équité du tournoi
Au-delà du cas particulier de Balogun, cette affaire soulève des questions plus larges sur l’intégrité de la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les critiques estiment que l’annulation d’un carton rouge pour un joueur américain, suivie de remerciements officiels de la part d’une figure politique majeure, affaiblit la crédibilité de l’instance. Pour l’heure, la Fifa n’a pas commenté les accusations de partialité, tandis que le débat continue d’animer les discussions tant sur le plan sportif que politique.