La Fédération internationale de football (Fifa) a annulé, dimanche 5 juillet 2026, le carton rouge reçu par l’attaquant américain Folarin Balogun lors de la Coupe du monde. L’instance disciplinaire a estimé que la sanction initiale n’était pas fondée, permettant au joueur de retrouver sa place dans la sélection des États-Unis pour la suite du tournoi.
Dans la foulée de cette décision, le président américain Donald Trump a exprimé sa satisfaction sur son réseau social Truth Social. « Merci », a-t-il écrit, dans un message saluant explicitement l’intervention de la Fifa. Cette réaction immédiate du chef de l’État a alimenté les spéculations sur la nature de la relation entre le dirigeant de l’organisation, Gianni Infantino, et le locataire de la Maison-Blanche.
La question d’un possible traitement de faveur envers les États-Unis, pays hôte du Mondial 2026 aux côtés du Canada et du Mexique, est ouvertement posée par plusieurs observateurs. Le terme de « cadeau » d’Infantino à Trump a même été employé pour décrire l’annulation du carton rouge, dans un contexte où les deux hommes entretiennent des liens réguliers. Le président de la Fifa a multiplié les rencontres avec Donald Trump depuis l’attribution de l’organisation de la compétition au continent nord-américain.
Folarin Balogun, élément clé de l’attaque américaine, avait été exclu lors d’un match précédent pour un geste jugé dangereux par l’arbitre. La décision de la commission de discipline, en revenant sur cette sanction, a suscité des réactions contrastées. Certains y voient une reconnaissance d’une erreur arbitrale légitime, d’autres une complaisance envers la puissance invitante.
Ni la Fifa ni la Maison-Blanche n’ont officiellement commenté les allégations de partialité. Le seul message public reste celui de Donald Trump sur Truth Social, sobre en mots mais lourd de signification pour les détracteurs de l’instance. L’épisode relance le débat récurrent sur l’indépendance des décisions disciplinaires dans le football international, surtout lorsque les intérêts politiques et diplomatiques se mêlent au sport.