Au lendemain de la disparition de la jeune Lyhanna, Gabriel Attal a livré une analyse sévère de la politique française de protection de l'enfance. Lors d'une déclaration publique, le président de la République a reconnu que le pays « n'est pas au niveau » face à ce fléau et a appelé à « une révolution » dans la lutte contre les violences faites aux enfants.
« Nous sommes face à un échec collectif. Pendant trop longtemps, notre système a failli dans sa mission première : protéger les plus vulnérables », a-t-il affirmé, semblant viser l'ensemble des acteurs institutionnels et judiciaires. Sans entrer dans le détail des circonstances précises de l'affaire Lyhanna, il a estimé que ce drame illustrait les carences d'un dispositif qu'il juge désormais obsolète.
Le chef de l'État a esquissé les grandes lignes de ce qu'il a présenté comme une transformation radicale. Il a notamment évoqué la nécessité de renforcer la coordination entre les services sociaux, la justice et les forces de l'ordre, afin d'éviter les « angles morts » qui, selon lui, laissent trop d'enfants sans protection effective. Gabriel Attal a également insisté sur l'urgence d'une meilleure formation des professionnels en contact avec les mineurs, ainsi que sur l'instauration de mécanismes de signalement plus efficaces et plus réactifs.
Plusieurs associations de défense des droits de l'enfant, qui réclament depuis des années des mesures structurelles, ont salué la prise de conscience au plus haut niveau de l'État, tout en attendant des actes concrets. Le calendrier et la nature précise des réformes annoncées n'ont pas encore été détaillés par l'exécutif, mais le président a promis des « annonces rapides » pour transformer cette intention en politique publique.
Cette intervention intervient alors que l'émotion suscitée par la disparition de Lyhanna est particulièrement vive dans l'opinion. Le drame a relancé le débat sur l'efficacité des dispositifs de signalement et de suivi des situations familiales à risque, un sujet récurrent après chaque fait divers impliquant un mineur victime de violences.
Gabriel Attal a conclu son propos en soulignant que cette « révolution » ne pourra réussir sans une mobilisation de toute la société. « Il en va de notre responsabilité collective. Chaque adulte, chaque citoyen doit se sentir acteur de cette protection. Les pouvoirs publics ne peuvent pas tout, seuls », a-t-il déclaré, appelant à une vigilance accrue de tous.