Bilan humain et mesures d’urgence

Au moins cinq ressortissants mozambicains ont perdu la vie lors d’une attaque à caractère xénophobe survenue dans la ville côtière de Mossel Bay, dans la province du Cap occidental, a indiqué le gouvernement mozambicain. Face à la flambée de violences, plus de 500 migrants ont été accueillis dans des structures d’hébergement temporaire installées dans la région. Les autorités sud-africaines ont parallèlement mis en place des dispositifs de rapatriement destinés aux personnes souhaitant quitter le pays.

Contexte de tensions persistantes

Ces événements s’inscrivent dans une vague de violences qui secoue le pays depuis plusieurs semaines. Déjà fin mai, le gouvernement avait été contraint de promettre un renforcement de l’action publique, alors qu’un ultimatum fixé au 30 juin avait été lancé par certaines organisations. La recrudescence des agressions ciblant des ressortissants étrangers suscite à la fois peur et colère au sein des communautés migrantes.

Réactions et mesures en cours

Les centres d’accueil temporaires, mis en place par les autorités provinciales du Cap occidental, offrent un abri et une assistance de base aux personnes déplacées par les violences. Les opérations de rapatriement, coordonnées avec les pays d’origine, visent à permettre un retour volontaire des migrants qui le souhaitent. Le Mozambique a officiellement confirmé le décès de ses citoyens et appelé à une protection renforcée des ressortissants étrangers en Afrique du Sud.

Un phénomène récurrent

Les violences xénophobes ne sont pas nouvelles en Afrique du Sud. Elles se nourrissent de discours politiques accusant les migrants de concurrence économique et de criminalité. Les autorités sud-africaines se déclarent déterminées à poursuivre les auteurs des actes de violence et à garantir la sécurité dans les zones sensibles.