Un drame annoncé
Le corps sans vie de la journaliste mexicaine Roxana Guzmán, portée disparue depuis le milieu du mois de juin, a été retrouvé. L’annonce de cette découverte a été rendue publique ce samedi 4 juillet. Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas été précisées dans l’immédiat.
Un contexte très dangereux
Ce nouveau meurtre relance une fois de plus la question de la sécurité des journalistes au Mexique. Selon les données compilées par Reporters sans frontières (RSF), plus de 150 professionnels des médias ont été assassinés dans le pays depuis 1994, ce qui en fait l’une des nations les plus meurtrières pour la presse au monde.
Un pays en proie à la violence
Le Mexique est confronté à une vague de violences endémique liée au crime organisé et au narcotrafic. Les journalistes qui couvrent les affaires liées à la corruption, au trafic de drogue ou à la criminalité sont particulièrement exposés aux menaces, aux enlèvements et aux exécutions. L’impunité reste la règle dans la grande majorité des affaires, ce qui décourage les investigations et accroît la vulnérabilité des reporters locaux.
Une profession sous pression
La disparition de Roxana Guzmán avait suscité l’inquiétude de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse, qui avaient appelé les autorités à tout mettre en œuvre pour la retrouver saine et sauve. La découverte de son corps sans vie confirme leurs craintes et illustre les risques quotidiens auxquels sont confrontés des centaines de journalistes sur l’ensemble du territoire mexicain.