La journaliste mexicaine Roxana Guzman, qui avait disparu à la mi-juin, a été retrouvée morte, ont annoncé les autorités locales. Les circonstances exactes de son décès n'ont pas encore été détaillées, mais l'affaire relance les préoccupations sur la sécurité des professionnels de l'information au Mexique.

Un pays particulièrement meurtrier pour la presse

Ce nouveau drame s'inscrit dans un contexte de violences persistantes à l'encontre des journalistes au Mexique. Selon les données compilées par l'organisation Reporters sans frontières (RSF), plus de 150 journalistes ont été assassinés dans le pays depuis 1994. Cette statistique place le Mexique parmi les États les plus dangereux au monde pour l'exercice du métier de journaliste.

Les disparitions et les homicides de professionnels des médias y sont régulièrement dénoncés par les associations de défense de la liberté de la presse. L'impunité dont bénéficient fréquemment les auteurs de ces crimes est également pointée du doigt.

L'onde de choc parmi les confrères

La mort de Roxana Guzman a provoqué une vive émotion dans la communauté journalistique mexicaine et au-delà. De nombreux confrères ont exprimé leur indignation et réclamé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de son enlèvement puis de son décès.

Des voix s'élèvent pour demander aux autorités mexicaines de renforcer la protection des journalistes et de lutter contre l'impunité. Les organisations de défense des droits de l'homme appellent à une enquête approfondie et transparente.

Un drame de plus dans une longue série

La veille de cette annonce, un autre cas avait défrayé la chronique : le 2 juillet, le corps sans vie d'un journaliste avait été retrouvé dans l'État de Veracruz, portant à plusieurs le nombre de professionnels des médias tués depuis le début de l'année 2026.

Ces homicides successifs mettent en lumière les risques quotidiens auxquels sont confrontés les reporters mexicains, en particulier ceux qui couvrent des sujets sensibles comme la corruption, le crime organisé ou les trafics illicites.

Les autorités appelées à agir

Les associations professionnelles et les organismes internationaux exhortent le gouvernement mexicain à prendre des mesures concrètes pour endiguer cette spirale de violence. La mise en place de mécanismes de protection efficaces et la fin de l'impunité sont présentées comme des priorités absolues.

Pour l'heure, les enquêteurs tentent de déterminer les mobiles de l'enlèvement de Roxana Guzman et d'identifier les responsables. L'affaire est suivie de près par les observateurs internationaux de la liberté de la presse.