Le groupe djihadiste Boko Haram a libéré plus de 400 personnes qu’il retenait en otage dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris lundi 7 juin 2026. Les victimes, majoritairement des femmes et des enfants, avaient été enlevées dans l’État de Borno, région historique de l’insurrection menée par l’organisation.
Les circonstances exactes de cette libération massive n’ont pas été détaillées dans l’immédiat. Les autorités nigérianes n’ont pas encore officiellement commenté l’événement. Les personnes relâchées se trouveraient sous la protection des forces de sécurité locales.
Boko Haram, dont le nom signifie « l’éducation occidentale est un péché », mène depuis 2009 une guerre sanglante dans le nord du Nigeria. Le groupe est connu pour ses enlèvements de masse, notamment celui de plus de 200 lycéennes à Chibok en 2014. La libération de plus de 400 personnes constitue l’un des plus importants largages d’otages par le groupe ces dernières années.
L’État de Borno, frontalier du Cameroun, du Tchad et du Niger, reste le principal foyer des violences jihadistes. Les opérations militaires conjointes des pays du bassin du lac Tchad ont affaibli Boko Haram, mais le groupe conserve la capacité de frapper des cibles civiles.
Les organisations humanitaires présentes dans la région n’ont pas encore communiqué sur l’état de santé des anciens otages. Les Nations unies et plusieurs ONG appellent régulièrement à la protection des civils dans le nord-est du Nigeria, où des millions de personnes ont été déplacées par le conflit.