Des analyses sanitaires ont confirmé la découverte du virus H5 de la grippe aviaire chez un oiseau marin indigène d'Australie. Il s'agit d'une sterne huppée (Thalasseus bergii) trouvée sur le littoral de l'Australie-Méridionale, marquant la première fois que cette souche mortelle est identifiée dans une espèce aviaire résidente du pays, et non chez un migrateur.
L'oiseau infecté évolue dans une zone où son aire de répartition recoupe celle d'oiseaux migrateurs déjà testés positifs au virus H5, ce qui laisse supposer une transmission entre ces populations. Les autorités sanitaires et vétérinaires ont renforcé la surveillance sur la côte sud-australienne afin d'évaluer l'étendue de la contamination et d'éviter une propagation plus large.
Cette détection intervient dans un contexte de multiplication des foyers de grippe aviaire hautement pathogène en Australie. Au cours des dernières semaines, des cas avaient été rapportés dans deux États du pays, touchant principalement des élevages de volailles et des oiseaux migrateurs. L'apparition du virus chez un oiseau indigène représente un tournant épidémiologique, car elle indique que le virus s'est désormais implanté dans la faune locale, ce qui pourrait rendre son éradication plus complexe.
Les experts redoutent que la présence persistante du H5 dans les populations d'oiseaux sauvages n'augmente les risques de contamination des élevages avicoles, ainsi que le risque de mutation vers une forme plus transmissible aux mammifères, y compris les humains. Pour l'heure, aucun cas humain n'a été signalé en Australie, mais les mesures de biosécurité ont été renforcées dans les régions côtières concernées.
Les autorités locales ont appelé les habitants à ne pas toucher les oiseaux morts ou malades et à signaler tout cadavre aux services vétérinaires. Des opérations d'échantillonnage supplémentaires sont en cours pour déterminer si d'autres espèces indigènes sont touchées.