La campagne de déclaration des revenus achevée, des millions de foyers fiscaux vont prochainement découvrir leur situation sur leur avis d’impôt 2026. L’administration compare l’impôt théoriquement dû au titre de l’année 2025 avec les sommes déjà prélevées à la source. En résultent soit un trop-versé donnant lieu à un remboursement, soit un reliquat à payer.

Les profils éligibles au remboursement

Selon les données communiquées par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), environ 13 millions de foyers ont bénéficié d’un remboursement l’année dernière, pour un montant moyen de 1 017 euros. Ce trop-perçu peut provenir de plusieurs situations : un changement de situation familiale ou professionnelle en cours d’année, la perception de crédits d’impôt (emploi à domicile, dons, etc.) non intégralement pris en compte dans le taux de prélèvement, ou encore une baisse de revenus entre 2024 et 2025. Les contribuables qui ont opté pour un taux individualisé ou un taux neutre peuvent également voir leur situation régularisée à leur avantage.

Les cas où un complément sera exigé

À l’inverse, plusieurs millions de foyers devront verser un complément d’impôt. Le prélèvement à la source ne s’ajuste pas toujours automatiquement aux variations de revenus. Une hausse de salaire, la perception de nouveaux revenus fonciers, des plus-values de cession, ou des pensions alimentaires non déclarées en temps réel expliquent ces écarts. L’administration fiscale rappelle que tout revenu non soumis au prélèvement à la source (revenus exceptionnels, locations meublées, etc.) peut générer un solde débiteur lors de la régularisation annuelle.

Le calendrier des versements et des prélèvements

Les avis d’impôt seront mis à disposition dans l’espace particulier du site impots.gouv.fr à partir du mois de juillet. Pour les foyers éligibles à un remboursement, le virement interviendra généralement dans les jours suivant la mise en ligne de l’avis, sous réserve des délais de traitement bancaire. Ceux qui doivent un complément recevront un avis de somme à payer, avec une date limite de règlement fixée quelques semaines plus tard. La DGFiP propose plusieurs moyens de paiement : prélèvement automatique, paiement en ligne par carte bancaire, ou chèque. En cas de montant supérieur à 300 euros, un échéancier de mensualités peut être demandé.

Les erreurs les plus fréquentes à vérifier

L’administration invite chaque contribuable à vérifier les informations figurant sur l’avis d’impôt, en particulier le montant du revenu fiscal de référence, le nombre de parts, et les crédits d’impôt déclarés. Une erreur sur le taux de prélèvement, une omission de revenus ou une double déclaration peuvent fausser le calcul de la régularisation. En cas d’anomalie, il est possible de contacter le centre des finances publiques dont on dépend ou d’utiliser la messagerie sécurisée de son espace particulier. Les réclamations doivent être formulées avant la fin de l’année pour être prises en compte dans le cadre de la procédure de correction.

Les enseignements de la campagne précédente

L’année dernière, le montant moyen remboursé a atteint 1 017 euros, rappelle la DGFiP. Ce chiffre illustre l’importance pour les ménages de déclarer avec exactitude l’ensemble de leurs revenus et charges ouvrant droit à un crédit d’impôt. Par ailleurs, les contribuables qui ont vu leur taux de prélèvement modifié en cours d’année peuvent anticiper une régularisation plus ou moins favorable. L’administration recommande, pour les situations complexes, de simuler sa déclaration à l’aide du simulateur officiel avant validation définitive.

Les précautions face aux tentatives de fraude

La période des avis d’impôt est propice aux tentatives d’hameçonnage. L’administration fiscale rappelle qu’elle ne demande jamais par courriel ou par SMS des coordonnées bancaires ou des codes personnels. Les seules communications officielles transitent par le service des impôts ou par l’espace sécurisé du site impots.gouv.fr. Tout message suspect doit être signalé sur la plateforme dédiée du gouvernement.