La militante marocaine Zineb Kharroubi, figure du collectif GenZ 212, a été condamnée fin juin 2026 à six mois de prison avec sursis par la justice de son pays. Le tribunal l’a reconnue coupable d’incitation à commettre des crimes ou délits par voie électronique, selon des sources concordantes.
Un collectif né de la contestation de l’automne 2025
Zineb Kharroubi est une membre éminente de GenZ 212, un mouvement de jeunes Marocains qui avait organisé, à l’automne 2025, des rassemblements pacifiques dans plusieurs villes du royaume. Ces manifestations réclamaient des réformes profondes ainsi que la fin de la corruption. Le collectif, qui tire son nom de l’indicatif téléphonique du Maroc, mêle revendications sociales et politiques.
Les sources indiquent que la militante, qui réside habituellement en France, était poursuivie pour des propos tenus sur les réseaux sociaux. La qualification retenue, relative à des actes électroniques, vise des messages considérés comme appelant à enfreindre la loi.
Une peine en demi-teinte
La condamnation à six mois de prison assortis du sursis signifie que Zineb Kharroubi n’effectuera pas de détention, sauf en cas de nouvelle infraction dans un délai fixé par la juridiction. Aucune information n’a filtré sur la tenue d’un éventuel procès en appel. Les défenseurs des droits humains dénoncent régulièrement l’usage de la législation sur les communications électroniques pour réprimer la contestation pacifique.
Le collectif GenZ 212 s’inscrit dans une vague de mobilisation de la jeunesse marocaine qui, à l’automne 2025, avait surpris par son ampleur. Les rassemblements, pacifiques, appelaient à une meilleure gouvernance et à une lutte accrue contre la corruption. Plusieurs figures du mouvement avaient déjà fait l’objet de poursuites.
Des réactions attendues
La condamnation de Zineb Kharroubi intervient alors que le régime marocain est régulièrement critiqué par des organisations de défense des libertés pour sa gestion des opposants. La militante, qui vit en France, pourrait bénéficier d’un relais médiatique important. Les proches du collectif n’ont pas encore communiqué sur un éventuel recours.
L’affaire illustre les tensions persistantes entre les aspirations démocratiques d’une partie de la jeunesse et la réponse judiciaire des autorités. GenZ 212 continue d’appeler à des réformes structurelles, sans pour autant avoir organisé de nouvelles actions d’envergure depuis l’automne 2025.