L’année 2025 marque un tournant dans la répartition mondiale des grandes fortunes. Selon une étude publiée par UBS, le nombre de « nouveaux millionnaires » – personnes dont le patrimoine net franchit le seuil d’un million de dollars – a atteint un record absolu à l’échelle planétaire. Les États-Unis, la Chine et le Japon figurent parmi les principaux contributeurs de cette augmentation, mais un pays européen tire particulièrement son épingle du jeu : la France.
La France, championne européenne de la progression
Avec 34 600 nouveaux millionnaires recensés en 2025, la France enregistre la plus forte hausse de tous les États membres de l’Union européenne. Ce chiffre reflète une dynamique économique et patrimoniale robuste, portée notamment par la hausse des prix de l’immobilier et la vigueur des marchés financiers. Le rapport souligne que le patrimoine médian des Français – c’est-à-dire la valeur centrale des avoirs de la population – est désormais « largement supérieur » à celui des Américains. Cet écart s’explique en partie par une progression plus rapide de l’épargne nette et par une structure de détention d’actifs différente entre les deux pays.
Un contexte mondial porteur
Au niveau mondial, la vague de création de richesses s’est accélérée dans la plupart des grandes économies. Les États-Unis restent le premier réservoir de millionnaires en valeur absolue, mais la croissance la plus rapide a été observée en Asie, notamment en Chine et au Japon, où l’essor technologique et industriel a enrichi un nombre croissant de foyers. UBS attribue cette tendance à plusieurs facteurs : la reprise post-pandémique, la hausse des valorisations boursières, l’inflation immobilière et l’épargne accumulée pendant les périodes de confinement.
Patrimoine médian : les Français mieux lotis que les Américains
Un des enseignements les plus frappants du rapport concerne la comparaison entre la France et les États-Unis. Alors que les États-Unis comptent un nombre bien plus élevé de millionnaires (en raison de leur population et de leur concentration de fortunes), le patrimoine médian des Français dépasse celui des Américains. Cela signifie que la richesse est plus également répartie en France, ou que les classes moyennes françaises détiennent davantage d’actifs (logement, épargne, placements) que leurs homologues américaines. UBS précise que cette médiane française est « largement supérieure », sans donner de chiffre exact dans les extraits disponibles.
Les implications pour l’économie française
L’arrivée de 34 600 nouveaux millionnaires en France pourrait avoir des conséquences sur le marché du luxe, de l’immobilier haut de gamme et de la gestion de patrimoine. Les banques privées et les conseillers financiers anticipent une demande accrue pour des services de conseil fiscal et d’optimisation successorale. Le gouvernement, de son côté, pourrait être tenté de renforcer la taxation des très hauts revenus, un débat récurrent dans l’Hexagone. Toutefois, le rapport n’aborde pas explicitement ces aspects politiques.
Comparaisons internationales
Outre la France, d’autres pays européens ont vu leur nombre de millionnaires augmenter, mais à un rythme moins soutenu. L’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie affichent des progressions plus modérées, tandis que les économies émergentes comme l’Inde et le Brésil commencent à émerger dans le classement mondial. UBS précise que le seuil retenu pour définir un « millionnaire » est un patrimoine net d’au moins un million de dollars, hors résidence principale dans certains cas – mais la méthodologie exacte n’est pas détaillée dans les sources disponibles.
Conclusion
Le record de 2025 confirme une tendance de long terme : la concentration des richesses continue de s’accélérer dans les pays développés et émergents. La France, sans être le pays qui compte le plus de millionnaires en valeur absolue, se distingue par une progression vigoureuse et un patrimoine médian enviable, ce qui pourrait alimenter les débats sur la justice fiscale et la redistribution. Le rapport complet d’UBS devrait fournir davantage de détails sur les disparités régionales et les perspectives pour l’année à venir.