Aymen Hussein s’impose depuis plusieurs semaines comme l’incarnation du renouveau du football irakien. L’attaquant, âgé d’une trentaine d’années, a marqué le premier but de l’Irak en phase finale de Coupe du monde depuis la seule participation du pays en 1986. Son parcours personnel, jalonné par le deuil et la violence des groupes extrémistes, confère à son exploit une dimension qui dépasse largement le sport.
Une jeunesse brisée par le terrorisme
Né dans un Irak miné par des décennies de conflits, Aymen Hussein a été très tôt confronté à la brutalité des mouvements jihadistes. À l’âge de douze ans, son père a été assassiné par des membres d’Al‑Qaida. Six années plus tard, son frère a été enlevé par l’organisation État islamique, également connue sous le nom de Daesh. Ces drames ont failli anéantir sa vocation naissante pour le ballon rond. Le jeune homme a un moment envisagé de tout arrêter, mais sa mère l’a encouragé à poursuivre sa carrière. Le football est alors devenu un refuge et une échappatoire face aux traumatismes.
Un but pour l’histoire
Le 17 juin 2026, Aymen Hussein a offert à son pays un instant inoubliable en étant l’auteur du premier but irakien dans un Mondial depuis trente‑six ans. Ce moment a été célébré avec ferveur dans tout l’Irak, perçu comme un symbole de résilience et d’espoir. La sélection irakienne, qui dispute sa première Coupe du monde depuis 1986, a ensuite affronté la France le 22 juin. Le dernier match de la phase de groupes doit la voir croiser le Sénégal le 26 juin, une rencontre décisive pour la suite de la compétition.
De l’ombre des attentats à la lumière des projecteurs
Avec plusieurs dizaines de réalisations sous le maillot national, Hussein figure aujourd’hui parmi les meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection irakienne. Ses performances lors des éliminatoires ont été déterminantes pour qualifier son pays. Il est devenu, aux yeux de ses compatriotes, bien plus qu’un simple footballeur : un modèle de détermination et de courage. Son nom est désormais connu bien au‑delà des frontières du Moyen‑Orient, et son histoire force l’admiration de nombreux observateurs.
Le poids des espérances
Alors que l’Irak poursuit son chemin en Coupe du monde, tous les regards se tournent vers cet attaquant qui porte sur ses épaules les rêves de millions d’Irakiens. Son passé douloureux, sa résilience et son succès sur la scène internationale en font une icône nationale, capable de rassembler un pays meurtri par des années de guerre.