Un maintien assumé face aux critiques
Interrogé sur le maintien des épreuves écrites du diplôme national du brevet (DNB) en pleine canicule, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a déclaré ne pas regretter sa décision. « Je ne regrette pas son maintien », a-t-il affirmé, répondant aux interrogations suscitées par les fortes chaleurs qui touchent une large partie du territoire. Selon lui, les conditions météorologiques, bien qu'exceptionnelles, ne justifiaient pas un report généralisé de l'examen, qui concerne plusieurs centaines de milliers de collégiens.
Des aménagements déployés dans les centres d'examen
Pour faire face à la situation, le ministère a mis en place une série de mesures destinées à préserver la santé des candidats et à garantir des conditions d'évaluation acceptables. Parmi les dispositions prises figurent la mise à disposition d'eau en quantité suffisante dans chaque salle, l'ouverture des fenêtres pour favoriser la circulation de l'air, et l'installation de ventilateurs lorsque cela est possible. Les responsables des centres d'examen ont également reçu pour instruction d'adapter les horaires de début des épreuves, si nécessaire, afin d'éviter les pics de chaleur.
Une décision préparée en amont
Le ministre a précisé que cette décision avait été préparée en lien avec les prévisions météorologiques et les recommandations des autorités sanitaires. Les équipes pédagogiques et les chefs d'établissement ont été consultés en amont pour organiser au mieux le déroulement des épreuves. Édouard Geffray a souligné que l'objectif principal était de concilier la tenue de l'examen, attendu par les familles, avec la sécurité des élèves. Il a également rappelé que des procédures de repli existent au niveau local, permettant d'ajuster l'organisation en fonction des conditions réelles dans chaque académie.
Un contexte de forte chaleur
La canicule qui sévit sur une grande partie du pays a poussé les autorités à placer plusieurs départements en vigilance rouge et orange. Les températures élevées, qui devraient atteindre leur pic ce jeudi et vendredi, ont suscité des inquiétudes parmi les syndicats enseignants et les parents d'élèves, certains estimant qu'un report aurait été plus prudent. Cependant, le ministère a estimé que les aménagements prévus étaient suffisants pour permettre le bon déroulement des épreuves sans mettre en danger les élèves.
Antécédents récents
Cette situation n'est pas sans rappeler celle des oraux du baccalauréat, qui s'étaient déroulés dans des conditions difficiles quelques jours plus tôt, avec des jurés professeurs dénonçant une « grande confusion » et des locaux mal adaptés. Pour répondre à ces critiques, le ministre avait déjà envisagé, pour les épreuves à venir, de concentrer les examens le matin, lorsque les températures sont plus clémentes. Les mesures annoncées pour le brevet s'inscrivent donc dans une stratégie plus large d'adaptation des examens nationaux aux épisodes de chaleur extrême.
Des consignes claires pour les académies
Les recteurs d'académie ont été chargés de veiller à l'application stricte des consignes. En fonction des conditions locales, des adaptations complémentaires peuvent être décidées, notamment le report d'épreuves orales ou la modification des plannings. Pour les épreuves écrites du brevet, le maintien a été confirmé au niveau national, mais les autorités locales conservent une marge de manœuvre pour ajuster l'organisation si la situation le justifie.