Alors que les premières épreuves du baccalauréat 2026 s'apprêtent à débuter, une nouvelle mesure suscite un vif émoi parmi les candidats. Le ministre de l'Éducation a annoncé un durcissement des critères d'évaluation concernant l'orthographe, la syntaxe et la grammaire, une décision qui a pris de court de nombreux lycéens.
« Ça me fait un peu peur », témoigne l'un d'entre eux, traduisant un sentiment partagé par plusieurs de ses camarades. Ces derniers redoutent que cette rigueur ne les pénalise lourdement, en particulier ceux pour qui la maîtrise de l'écrit est plus difficile. « On n'a pas tous le même rapport à l'écrit, et certains ont plus de mal que d'autres », ajoute-t-il, soulignant une potentielle inégalité face à l'examen.
Les candidats déplorent le caractère tardif de cette annonce. « On nous a prévenus à la dernière minute, c'est un peu dur à digérer », confie un autre lycéen, tandis que des enseignants s'interrogent sur l'absence d'une préparation pédagogique en amont. Cette situation génère un stress supplémentaire chez les élèves, qui estiment ne pas avoir eu le temps de se familiariser avec les nouvelles exigences.
Des réactions nuancées entre crainte et résignation
Si l'anxiété domine, certains candidats tentent de s'adapter. « Je vais essayer de me concentrer sur le fond, mais je vais surveiller davantage ma copie », explique une lycéenne, qui avoue redoubler d'attention sur ses écrits. D'autres jugent cette réforme bénéfique, considérant qu'elle valorise le soin apporté à la langue, bien que le calendrier de sa mise en œuvre soit critiqué.
En revanche, plusieurs élèves estiment que l'effet de surprise amplifie leur stress. « On aurait aimé être prévenus plus tôt pour pouvoir nous entraîner », insiste un terminale, qui craint que les matières littéraires, où la rédaction est centrale, ne soient particulièrement touchées. Mais les disciplines scientifiques sont aussi concernées, la qualité de l'expression étant désormais prise en compte dans toutes les matières.
Un contexte plus vaste de revalorisation
Ce tour de vis orthographique s'inscrit dans une politique plus large de revalorisation de l'enseignement du français. L'administration a indiqué que des outils pédagogiques destinés aux enseignants seraient déployés, sans toutefois en préciser les modalités. Pour les bacheliers de cette session, l'incertitude prédomine alors qu'ils s'apprêtent à composer sous un régime de notation plus sévère.
Certains correcteurs ont déjà été sensibilisés à cette nouvelle grille d'évaluation, qui prévoit une pénalisation plus marquée des erreurs de langue. Les candidats, eux, espèrent que le fond de leurs copies sera encore valorisé, mais ils savent que désormais, la forme comptera tout autant.