Ce jeudi 11 juin, plus de 500 000 élèves de première générale et technologique passent l’épreuve écrite anticipée de français du baccalauréat. L’examen, qui se déroule de 8 heures à midi, concerne environ 385 000 lycéens de la voie générale et 145 000 de la voie technologique. L’écrit est affecté d’un coefficient 5 dans les deux séries.

Déroulement de l’épreuve

En filière générale, les candidats ont le choix entre un commentaire de texte et une dissertation. En voie technologique, ils doivent sélectionner soit un commentaire, soit une contraction de texte suivie d’un essai. La dissertation et l’essai portent sur l’une des œuvres étudiées pendant l’année, réparties en quatre grands genres littéraires : le roman, la poésie, le théâtre et la littérature d’idées. Au total, douze œuvres figurent au programme officiel, parmi lesquelles « Discours de la servitude volontaire » d’Étienne de La Boétie, « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset, « Mes forêts » d’Hélène Dorion ou encore « Sido suivi des Vrilles de la vigne » de Colette.

Une notation plus exigeante demandée

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a appelé à plusieurs reprises depuis le mois de mai les correcteurs à faire preuve de davantage de rigueur dans l’évaluation de la langue française, et ce dans toutes les disciplines. Il a notamment déclaré qu’un candidat présentant un niveau « manifestement insuffisant » en orthographe, syntaxe et grammaire ne pourrait pas obtenir la moyenne. Il a également conseillé aux élèves de consacrer les dix dernières minutes de l’épreuve à une relecture attentive pour vérifier ponctuation et accords. Toutefois, le ministre a écarté l’idée d’un barème de pénalités précis, précisant que la notation ne se ferait pas « faute par faute » de manière mécanique.

Prochaine étape : l’oral

Après l’écrit, les élèves de première devront passer l’oral de français, également coefficient 5. Cet examen est organisé par chaque académie à partir du 22 juin. La note finale du bac de français comptera pour l’orientation sur Parcoursup, ce qui accentue l’enjeu pour les lycéens.