Les Nations unies ont rendu public un bilan accablant de la répression menée par l'armée birmane au cours du processus électoral organisé par la junte. Selon les données compilées par l'organisation, plus de 700 civils ont perdu la vie pendant cette période, parmi lesquels 153 enfants.

Ces élections législatives, qui se sont déroulées au mois de décembre et au mois de janvier, n'ont pas pu être tenues dans de nombreuses régions du pays. L'insécurité et l'absence de contrôle des autorités sur ces territoires ont empêché la tenue du scrutin dans de vastes zones. Les partis proches de la junte ont remporté une large victoire, un résultat largement anticipé en raison des restrictions imposées à l'opposition.

Le rapport onusien met en lumière les violences directement attribuées aux forces de sécurité birmanes. Les civils tués l'auraient été lors d'opérations militaires, de raids ou de tirs ciblés. Le nombre élevé d'enfants parmi les victimes souligne la gravité des exactions commises durant ce cycle électoral controversé.

Ce bilan intervient dans un contexte de guerre civile qui secoue la Birmanie depuis plusieurs années. La junte, arrivée au pouvoir à la suite d'un coup d'État, fait face à une opposition armée et à des sanctions internationales. Les élections législatives étaient présentées par le régime comme une étape vers un retour à l'ordre constitutionnel, mais elles ont été dénoncées comme une mascarade par de nombreux observateurs.

L'ONU n'a pas précisé si des enquêtes étaient en cours pour identifier les responsables de ces violences. Toutefois, ce nouveau rapport alimente les appels à une justice internationale pour les crimes commis par l'armée birmane. La communauté internationale, déjà mobilisée sur le dossier birman, pourrait renforcer les pressions sur la junte.

Le nombre exact de victimes pourrait être plus élevé, les Nations unies reconnaissant que leurs données ne couvrent que les cas documentés. Dans plusieurs régions, l'accès des enquêteurs reste limité en raison des combats et de l'hostilité des autorités.