La société Blue Origin, fondée par Jeff Bezos, a indiqué qu'elle prévoyait de remettre en vol son lanceur New Glenn avant la fin de l'année, après la destruction du véhicule lors d'un accident survenu le 28 mai dernier. Cette annonce a été faite par le directeur général Dave Limp, qui a posté le 1er juin un message reprenant la devise latine de l'entreprise, « Gradatim Ferociter » (pas à pas, avec férocité).

Des dégâts considérables

L'explosion, survenue lors d'un essai sur le pas de tir de la base de Cap Canaveral, en Floride, a pulvérisé le lanceur New Glenn et gravement endommagé les installations environnantes. L'incident, qualifié de spectaculaire par les observateurs, n'a pas fait de blessés car le tir était inhabité. Blue Origin a immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les causes de ce qu'elle appelle une « anomalie significative ».

Un échéancier serré pour la NASA

Le calendrier de Blue Origin est étroitement lié aux ambitions lunaires de la NASA. L'agence spatiale américaine doit compter sur le lanceur New Glenn pour la mission Artemis III, dont l'équipage a été dévoilé cette semaine lors d'un événement à Houston. John Couluris, vice-président senior de Blue Origin chargé de la permanence lunaire, a déclaré lors de cette même manifestation que l'entreprise bénéficiait d'un soutien exceptionnel de la part de la NASA, de ses partenaires et de ses clients dans la résolution de ce problème.

Un optimisme mesuré

Malgré l'ampleur des dégâts, la direction de Blue Origin affiche sa confiance. « Nous volerons à nouveau avant la fin de l'année », a promis Dave Limp. Cette perspective est néanmoins considérée comme un test crucial pour la crédibilité de l'entreprise, alors que la NASA dépend de ses capacités pour le retour d'astronautes sur la Lune. Le succès ou l'échec de ce prochain vol déterminera en grande partie la capacité de Blue Origin à respecter les échéances du programme Artemis.