Dix ans après le vote sur la sortie de l'Union européenne, le quotidien des Britanniques porte encore la marque de cette décision, en particulier dans les supermarchés et lors des voyages à l'étranger. De nombreux consommateurs subissent des hausses de prix directement liées aux nouvelles barrières commerciales et aux contrôles renforcés aux frontières.

Des files d'attente et des frais imprévus pour les voyageurs

Les vacanciers se heurtent à des difficultés inédites. Les contrôles aux frontières, désormais systématiques, entraînent des files d'attente parfois très longues, notamment dans les aéroports. À cela s'ajoute un coût supplémentaire pour les déplacements : depuis le retrait de l'UE, les passeports britanniques ne sont plus valables pour entrer dans l'espace Schengen et doivent être échangés contre un nouveau document, dont le prix a augmenté. Les automobilistes, de leur côté, doivent se procurer à l'avance un permis de conduire international pour circuler dans certains pays de l'Union, une formalité qui n'était pas requise auparavant.

L'alimentation au cœur des tensions inflationnistes

Les courses alimentaires sont également touchées. Les produits frais importés de l'UE – fruits, légumes, viandes – subissent des droits de douane et des contrôles sanitaires supplémentaires, ce qui se répercute sur les prix en rayon. Les consommateurs constatent une augmentation sensible du montant de leurs tickets de caisse pour les denrées de base. Les supermarchés, confrontés à des coûts logistiques accrus, répercutent ces charges sur les clients.

Un bilan économique en demi-teinte

Si les partisans du Brexit promettaient des économies et une plus grande autonomie commerciale, la réalité économique semble plus nuancée. Les entreprises britanniques exportatrices doivent désormais remplir des formalités douanières complexes, ce qui freine leurs échanges avec le continent. Le secteur agroalimentaire, très dépendant des travailleurs saisonniers européens, peine à recruter, ce qui pèse sur la production locale. Le gouvernement conservateur, qui avait porté la sortie de l'UE, est régulièrement interpellé sur ces conséquences concrètes, sans avoir pour l'heure présenté de bilan officiel détaillé de l'impact sur le pouvoir d'achat des ménages.