Le sommet du G7 qui se tient cette semaine a été marqué par une scène inhabituelle. Mercredi 17 juin, Donald Trump s'est présenté avec environ une heure de retard à une réunion de travail consacrée à la croissance économique mondiale. En rejoignant ses homologues, le chef de l'État américain a lancé, non sans humour : «Je suis le boss» ("C'est moi le patron"), une déclaration rapportée par plusieurs sources.
Cet écart au programme n'a pas semblé troubler le président des États-Unis, qui affichait un sourire en rejoignant la table des négociations. La scène s'est déroulée lors d'une session technique prévue au cœur du programme du G7, dont l'agenda est cette année particulièrement chargé. Le retard de Donald Trump n'a pas été commenté officiellement par les autres participants, mais son entrée, assortie de cette formule teintée d'autodérision, a été largement remarquée.
Une entrée en matière qui tranche avec le protocole
L'arrivée tardive du dirigeant américain n'est pas passée inaperçue dans les allées du sommet. Ce type d'incartade horaire, même si elle peut surprendre, n'est pas sans précédent dans les rencontres multilatérales. La plaisanterie «je suis le patron» a toutefois été perçue comme une manière de détendre l'atmosphère et de réaffirmer, sur le ton de la boutade, sa position de leader au sein du groupe des grandes puissances économiques.
Le G7, qui réunit cette année les chefs d'État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés, se déroule dans une résidence présidentielle française. Les discussions portent notamment sur les tensions commerciales, la lutte contre l'inflation et les enjeux de sécurité internationale. La présence de Donald Trump, connu pour ses positions tranchées sur le commerce mondial, ajoute une dimension particulière aux échanges.
Une remarque qui fait écho à l'état d'esprit du sommet
Cette sortie intervient dans un climat où les relations entre les membres du G7 sont parfois marquées par des divergences de fond, notamment sur la politique douanière américaine et le multilatéralisme. Le président américain a répété à plusieurs reprises sa volonté de défendre d'abord les intérêts de son pays, quitte à bousculer les équilibres traditionnels.
Si la scène a prêté à sourire, elle illustre aussi le style direct et souvent provocateur de Donald Trump dans ses interactions avec ses pairs. Les autres dirigeants du G7, conscients de ce trait de caractère, ont accueilli la remarque sans commentaire public, les travaux se poursuivant normalement après son arrivée.
Un sommet sous haute tension
Le G7 de cette année est particulièrement attendu, alors que les désaccords sur le commerce, la défense et les accords climatiques persistent. La question des tarifs douaniers américains sur l'acier et l'aluminium, ainsi que les tensions avec la Chine, sont au centre des débats. Le dîner de gala prévu ce mercredi soir au château de Versailles, un lieu symbolique du pouvoir français, doit permettre de détendre l'atmosphère et de renforcer les liens personnels entre les participants.
En attendant, l'arrivée de Donald Trump et sa boutade «je suis le patron» resteront comme l'un des moments les plus commentés de la première journée du sommet. Le président américain a ainsi donné le ton : celui d'un homme qui, tout en jouant la carte de l'humour, ne compte pas se laisser dicter sa conduite par le protocole.