L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a livré un constat alarmant sur l'impact des vagues de chaleur en Europe. Selon les données compilées par l'institution, plus de 200 000 personnes ont perdu la vie sur le continent entre 2022 et 2026 en raison des épisodes de chaleur extrême. L'alerte a été émise alors que plusieurs pays, dont la France, s'apprêtent à connaître un nouveau pic de températures.
Un bilan jugé « entièrement évitable »
Hans Henri Kluge, directeur régional de l'OMS pour l'Europe, a souligné le caractère tragique de ce chiffre. « La plupart de ces décès étaient entièrement évitables », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés lors d'une intervention publique. Il a précisé que les canicules ne doivent plus être perçues comme « des anomalies météorologiques exceptionnelles », mais comme un risque sanitaire récurrent contre lequel il est possible et nécessaire de se prémunir.
Les autorités sanitaires internationales insistent sur la nécessité de mettre en place des mesures de prévention et d'adaptation face à ce phénomène. « Nous ne pouvons plus considérer les vagues de chaleur comme des anomalies météorologiques exceptionnelles », a martelé le responsable de l'OMS, appelant les États à intégrer la gestion des fortes chaleurs dans leurs politiques de santé publique.
Un contexte de retour des fortes chaleurs
Cette mise en garde intervient alors que la France se prépare à affronter de nouveaux pics de température dès le début du week-end. Le scénario d'une multiplication des épisodes caniculaires, lié au changement climatique, inquiète les experts. L'OMS rappelle que les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques sont particulièrement vulnérables.
L'organisation onusienne préconise le développement de systèmes d'alerte précoce, l'aménagement d'espaces de fraîcheur dans les villes, ou encore des campagnes d'information ciblées. Le message se veut sans équivoque : l'inaction face à la multiplication des canicules entraînera un lourd tribut humain.