La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a fait savoir que les distributeurs de carburants se sont engagés à répercuter sur les prix à la pompe les baisses des cours du pétrole. Intervenant ce jeudi, elle a déclaré : « Ça doit continuer à baisser », insistant sur la nécessité que les diminutions soient appliquées « aussi rapidement que les hausses ».
Cet engagement intervient alors que les cours du pétrole connaissent un repli significatif, le baril de brut s'étant installé sous la barre des 80 dollars après l'accord signé entre les États-Unis et l'Iran. Le prix du baril a ainsi perdu plusieurs dollars en l'espace de quelques jours, alimentant les attentes d'une baisse mécanique des tarifs à la pompe.
Un appel à la vigilance
Maud Bregeon a souligné que les consommateurs doivent pouvoir bénéficier sans délai de cette détente sur le marché pétrolier. « Les distributeurs se sont engagés à répercuter les baisses des cours du pétrole sur les prix à la pompe », a-t-elle rappelé, ajoutant que le gouvernement veillerait au respect de cet engagement. Elle a également évoqué le contexte de ralentissement de la croissance économique et a estimé que la guerre en Iran aurait un impact limité sur le PIB français, contrairement à celle en Ukraine, qui avait coûté deux points de PIB.
Des prix déjà en baisse ?
Selon les données disponibles, les prix des carburants ont déjà entamé une légère baisse ces derniers jours, mais la porte-parole a estimé que celle-ci devait être amplifiée. Elle a rappelé que lors des précédentes fluctuations des cours mondiaux, les hausses avaient été répercutées très rapidement, et elle attend la même réactivité pour les baisses. Le gouvernement entend ainsi protéger le pouvoir d'achat des ménages, particulièrement sensible aux variations du prix de l'essence et du gazole.
Le contexte géopolitique
Cette annonce s'inscrit dans un contexte de détente géopolitique après l'accord entre Washington et Téhéran, qui a apaisé les craintes d'une perturbation majeure de l'approvisionnement mondial en pétrole. L'accord a provoqué une chute des prix du brut, passant sous les 80 dollars le baril, un niveau qui n'avait pas été observé depuis plusieurs mois. Cette baisse profite directement aux pays importateurs comme la France, où le prix à la pompe est fortement corrélé au cours du pétrole brut.
Maud Bregeon a ainsi réitéré l'exigence du gouvernement : « Ça doit continuer à baisser », appelant à une vigilance constante et à une répercussion rapide des baisses des cours.