La guerre déclenchée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l'Iran a officiellement pris fin le 15 juin par la signature électronique d'un document de paix par le président Donald Trump et le vice-président JD Vance, puis par une cérémonie au château de Versailles le 17 juin, près d'un siècle après le traité ayant clos la Première Guerre mondiale. Un délai de 60 jours est désormais ouvert pour préciser les termes de l'accord.
Le bilan humain, encore partiel, est lourd. Selon les autorités iraniennes, plus de 3 000 citoyens de la République islamique ont été tués. Côté israélien, l'État hébreu déplore 26 morts. L'armée américaine a recensé 13 de ses membres tombés au combat. Les frappes israéliennes menées à partir du 18 mars sur le Liban dans le cadre de ce conflit élargi ont causé environ 3 700 décès, selon le ministère libanais de la Santé. Des victimes indirectes sont également signalées dans d'autres pays du Moyen-Orient, notamment parmi des travailleurs d'Asie du Sud employés dans le golfe Persique. L'incident le plus grave impliquant des civils s'est produit le premier jour de la guerre : un missile américain a rasé une école iranienne, faisant au moins 175 morts, d'après les autorités de Téhéran. Des tensions diplomatiques sont aussi apparues avec l'Inde après qu'une frappe américaine a tué trois marins indiens à bord d'un navire marchand près d'Oman.
Un coût financier stratosphérique
Sur le plan économique, Moody's Analytics estime le coût supporté par les contribuables et consommateurs américains à au moins 132 milliards de dollars. Ce montant intègre les dépenses militaires, la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, ainsi que l'augmentation des taux d'intérêt. Le chef économiste de la firme, Mark Zandi, a précisé ce chiffre dans une note. Par ailleurs, un haut responsable du Pentagone a déclaré devant le Congrès en mai que les seules dépenses militaires s'élevaient à environ 29 milliards de dollars, sans inclure la réparation des bases américaines endommagées par les tirs iraniens dans la région.
L'économie iranienne, déjà fragilisée avant le conflit, est désormais en chute libre. Les prix des denrées alimentaires et des biens de première nécessité ont bondi, rendant le quotidien très difficile pour la population. La Société du Croissant-Rouge iranien, principale organisation humanitaire du pays, fait état de centaines d'écoles et d'établissements de santé endommagés ou détruits par les bombardements.
Un bilan qui s'alourdit
Si ce premier décompte donne une image saisissante du tribut payé, il demeure provisoire. Les négociations qui s'ouvrent pour les 60 prochains jours devraient permettre d'affiner les chiffres des pertes humaines et matérielles, ainsi que les engagements de reconstruction. La communauté internationale suit avec attention la mise en œuvre de l'accord de paix, dont les détails précis n'ont pas encore été rendus publics.