Matchs de Coupe du monde à des heures impossibles : le guide de survie
Pour les supporters britanniques et européens, la Coupe du monde 2026 s’annonce comme un défi logistique et physiologique. Avec des coups d’envoi s’étalant de 17 heures à 5 heures du matin, selon le fuseau horaire, le sommeil est la première victime de la compétition. Mais un Australien, dont le pays vit depuis toujours avec des horaires décalés pour les grands tournois, livre ses secrets pour concilier passion footballistique et repos.
« Le football et la privation de sommeil vont de pair en Australie », raconte-t-il. « Nous avons essayé toutes les approches que les téléspectateurs du Royaume-Uni et d’Europe envisagent aujourd’hui. » Son truc ? Une stratégie en trois temps : la « pleine Amérique », le « sandwich » ou le « squeeze ». La première consiste à caler son horloge biologique sur le fuseau horaire du pays hôte, une solution radicale mais efficace pour les plus acharnés. La deuxième, le « sandwich », implique deux siestes – une avant et une après le match – tandis que la troisième, le « squeeze », oblige à rester éveillé toute la nuit et à rattraper le sommeil perdu en une courte session avant le réveil.
Les trois piliers : caféine, sieste et planification
La caféine reste l’alliée numéro un des noctambules du ballon rond. Les experts conseillent de prendre sa dernière dose huit heures avant le coucher prévu, afin d’éviter de perturber l’endormissement. Un café fort au réveil, après une courte nuit, peut aider à démarrer la journée, mais il faut éviter d’en consommer trop tard.
La sieste est un autre outil précieux. Idéalement placée juste après le déjeuner, lorsque le corps connaît un creux naturel, elle ne doit pas dépasser vingt à trente minutes pour éviter de tomber dans un sommeil profond. Certains spécialistes estiment même que les employeurs pourraient encourager leurs équipes à faire une sieste pour améliorer leur productivité après une nuit blanche.
Les dangers de la privation de sommeil
Les conséquences d’une nuit trop courte sont bien documentées : sautes d’humeur, irritabilité, baisse de concentration et de créativité, et même une augmentation des risques d’accidents de la route. « Même après un simple changement d’heure d’une heure, on observe une hausse des accidents », prévient un chercheur en sommeil. Il est donc conseillé de ne pas prendre le volant si l’on est fatigué, et d’éviter les décisions importantes sous l’effet de la fatigue.
L’alcool, souvent consommé pendant les matchs, aggrave les choses. Bien qu’il agisse comme un sédatif, il réduit la qualité du sommeil et amplifie les effets négatifs du manque de sommeil.
Pour les plus jeunes fans
Les parents doivent également composer avec les envies de leurs enfants. L’expert recommande de fixer des limites claires et de ne pas céder à toutes les demandes, même si cela peut rendre impopulaire auprès des plus petits. Pour les adultes, la clé reste la planification : choisir les matchs à regarder, préparer des collations et s’assurer de pouvoir récupérer après chaque nuit blanche.
En résumé, survivre à une Coupe du monde à des horaires décalés demande une stratégie individuelle. Que l’on opte pour le « sandwich », le « squeeze » ou la « pleine Amérique », l’important est de connaître ses limites et de ne pas sacrifier sa santé sur l’autel du football. Comme le dit l’Australien : « On repousse les limites, mais on sait qu’on sera lessivé le lendemain. »