La compétition planétaire de football, dont la 23e édition se déroule de juin à juillet 2026 sur le territoire nord-américain, sera marquée par une série d'innovations réglementaires. L'instance dirigeante du football mondial a en effet décidé d'introduire plusieurs modifications destinées à rendre le jeu plus fluide et à limiter les pertes de temps, tout en renforçant le recours à l'arbitrage vidéo.
Gestion du temps et des arrêts de jeu
L'une des principales mesures concerne la lutte contre le gain de temps délibéré. Traditionnellement, l'arbitre dispose d'une marge d'appréciation pour ajouter du temps supplémentaire en fin de chaque mi-temps. La nouvelle règle entend encadrer plus strictement cette pratique. Désormais, les gardiens de but seront tenus de relancer le jeu dans un délai imparti, sous peine de voir l'équipe adverse bénéficier d'un corner ou d'un coup franc indirect, selon les situations. De même, les remplacements et les sorties sur blessure feront l'objet d'un chronométrage plus rigoureux, le temps perdu étant systématiquement compensé.
Par ailleurs, le règlement introduit la possibilité pour l'arbitre central de stopper son chronomètre lors de certaines phases de jeu, à l'instar de ce qui se pratique dans d'autres sports. L'objectif affiché est d'offrir un temps de jeu effectif minimal garanti, avec un seuil de 60 minutes de temps de jeu réel par mi-temps, pour éviter les fins de match tronquées.
Élargissement des missions de l'arbitrage vidéo
Le recours à l'assistance vidéo (VAR) sera sensiblement élargi lors de ce Mondial. Si la technologie est déjà utilisée pour les buts, les penalties, les cartons rouges directs et les erreurs d'identité, elle interviendra désormais dans un panel de situations plus vaste. Les hors-jeu, même marginaux, seront systématiquement vérifiés. Les fautes en dehors de la surface de réparation pouvant donner lieu à un coup de pied arrêté dangereux seront également soumises à l'arbitrage vidéo, sur demande du quatrième arbitre ou de l'arbitre assistant vidéo.
Surtout, la FIFA a instauré un système de « révision des décisions majeures » qui permettra à l'arbitre de consulter l'écran de bord de terrain de manière plus fréquente, pour des actions auparavant non concernées par la VAR, comme des contestations de corner ou des fautes litigieuses en phase offensive. Les équipes pourront aussi, pour la première fois, demander une révision vidéo via leur entraîneur, dans la limite de deux demandes par match (une seule si elles sont couronnées de succès).
Gestion des remplacements et des fautes
Le nombre de remplacements autorisés reste fixé à cinq par équipe, mais leur gestion évolue. Le temps pris pour chaque changement sera comptabilisé et ajouté au temps additionnel, sans que l'arbitre ne puisse le réduire. Par ailleurs, les joueurs devront quitter le terrain par la ligne médiane la plus proche, sous peine d'avertissement.
En matière disciplinaire, le carton jaune reste un outil de répression des fautes antisportives, mais les simulateurs seront plus sévèrement punis. La VAR sera également utilisée pour détecter les simulations dans la surface, et tout joueur reconnu coupable de tentative de tromperie délibérée recevra un avertissement, voire un carton rouge en cas de récidive.
Calendrier et application
Ces nouvelles mesures entreront en vigueur dès le match d'ouverture de la Coupe du monde 2026, prévu le 11 juin à Mexico. L'ensemble des 104 rencontres du tournoi seront concernées. La FIFA a indiqué que ces règles visent à « protéger l'intégrité du jeu » et à offrir un spectacle plus dynamique, tout en reconnaissant que leur mise en œuvre nécessitera une phase d'adaptation pour les arbitres et les joueurs.
Les instances arbitrales ont déjà suivi des séminaires de formation spécifiques, et un guide pratique a été diffusé à toutes les fédérations participantes. Des tests menés lors de compétitions de jeunes et de tournois tests, notamment lors de la dernière Coupe des confédérations, ont permis de valider la faisabilité des nouvelles dispositions.