Une boutade lancée par le dirigeant du football mondial a ravivé les tensions autour de l'absence de l'Italie à la prochaine Coupe du monde. Gianni Infantino, lors d'une prise de parole, a évoqué la perspective d'une édition à 64 équipes pour se moquer des difficultés de qualification de la Nazionale, déclenchant une volée de critiques venues de la péninsule.
La réflexion du patron de la FIFA, prononcée sur le ton de l'humour, suggérait qu'avec une augmentation du nombre de participants à la phase finale, la sélection italienne aurait enfin une chance de décrocher son billet. Cette allusion à l'échec des Azzurri à se qualifier pour le tournoi nord-américain n'a pas du tout été appréciée dans les hautes sphères du football transalpin.
Un recadrage immédiat de la part de la fédération italienne
Le président de la Fédération italienne de football (FIGC) a réagi avec fermeté. Il a déclaré que son pays n'avait nul besoin de ce genre de plaisanteries, estimant que la boutade était déplacée et ne rendait pas justice au palmarès de la sélection italienne, championne d'Europe en titre. La réponse, rapportée par des propos officiels, a été cinglante : le dirigeant a recadré Infantino en rappelant que l'Italie comptait quatre titres mondiaux et qu'elle n'avait pas à être raillée de la sorte.
L'incident met en lumière la sensibilité autour du sujet de la non-qualification de l'Italie pour la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Après avoir manqué l'édition 2018, puis celle de 2022, l'Italie connaît une traversée du désert dans les compétitions mondiales, malgré ses succès récents au niveau européen.
Une proposition qui divise dans le monde du football
La sortie d'Infantino intervient dans un contexte où la FIFA explore justement la possibilité d'élargir le nombre d'équipes pour la Coupe du monde 2030, passant de 48 à 64 équipes. Cette idée, si elle se concrétisait, offrirait mécaniquement davantage de places aux nations actuellement en difficulté lors des qualifications. Si elle ouvre la voie à une plus grande représentativité, elle soulève également des critiques sur le format et l'allongement de la compétition.
La réaction italienne illustre le malaise persistant autour de l'absence de l'une des sélections les plus titrées du football mondial. Le président de la FIGC a souligné que son équipe travaillait dur pour retrouver sa place parmi l'élite, et que ce genre de remarque, même sur le ton de l'humour, était malvenu.