L’Australie a créé la surprise lors de son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026 en s’imposant (2-0) face à la Turquie, samedi 13 juin au BC Place de Vancouver. Les buts de Nestory Irankunda (27e) et Connor Metcalfe (75e) ont permis aux Socceroos de prendre la tête du groupe D, aux côtés des États-Unis, vainqueurs du Paraguay (4-1) la veille.
La sélection turque, qui participait à son premier Mondial depuis 2002, a pourtant largement dominé la rencontre. Les joueurs de Vincenzo Montella ont monopolisé le ballon et multiplié les occasions, mais buté sur un Patrick Beach décisif. Le gardien australien, titulaire pour seulement sa troisième sélection en l’absence de Maty Ryan, a réalisé huit arrêts, repoussant notamment une frappe puissante d’Arda Guler (27e) et détournant sur son poteau une demi-volée d’Abdülkerim Bardakci.
Une entame de match électrique
Le tournant est survenu dès la 27e minute. Alors que la Turquie venait de se procurer sa meilleure occasion, Beach a lancé en profondeur le jeune milieu Paul Okon-Engstler, lequel a adressé une longue transversale pour Nestory Irankunda. L’attaquant australien, lancé à pleine vitesse, a effacé son défenseur d’un pont puis battu le gardien turc d’un tir imparable.
En seconde période, l’Australie a doublé la mise par Connor Metcalfe. Le milieu de terrain, non inquiété, s’est avancé jusqu’à l’entrée de la surface et a placé une frappe tendue au premier poteau (75e). Un but qui a scellé le sort d’une rencontre où la Turquie, malgré une possession écrasante, a manqué de réalisme.
Les choix audacieux de Tony Popovic
Le sélectionneur australien Tony Popovic avait pris des risques en alignant une équipe largement remaniée. Outre la titularisation de Beach, il a préféré Paul Okon-Engstler – 21 ans – au vice-capitaine Jackson Irvine. Au total, dix joueurs sur les onze alignés disputaient leur premier match de Coupe du monde. Une audace payante : Okon-Engstler s’est illustré sur l’ouverture du score, et Beach a été impérial dans les buts.
Un retour raté pour la Turquie
Pour la Turquie, l’heure est aux regrets. L’équipe, composée majoritairement de joueurs évoluant en Ligue des champions, espérait réaliser un parcours ambitieux après vingt-quatre ans d’absence. Mais la formation de Vincenzo Montella a peiné à se montrer dangereuse, à l’exception de quelques éclairs individuels. Le poteau trouvé par Bardakci symbolise la malchance qui a accompagné les Turcs, incapables de trouver la faille face à une défense australienne bien organisée.
Un groupe D déjà animé
Avec ce succès, l’Australie rejoint les États-Unis en tête du groupe D. Les deux formations se sont imposées lors de leur premier match, laissant la Turquie et le Paraguay dos au mur. La suite du tournoi s’annonce cruciale pour les hommes de Vincenzo Montella, qui devront impérativement réagir pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale.