Un match sous le signe de la frustration pour la Belgique

La sélection belge, pourtant menée par des cadres expérimentés comme Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku, n'a pas réussi à inscrire le moindre but face à une équipe d'Iran combativedans l'enceinte du SoFi Stadium de Los Angeles. Le score final de 0-0 laisse les deux formations sur un constat d'échec relatif après deux rencontres disputées dans ce groupe G.

L'attaquant iranien Mehdi Taremi a cru ouvrir le score en première période sur un coup franc bien travaillé, mais son but a été annulé après consultation de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) pour une position de hors-jeu jugée marginale. Cette action constitue l'une des rares occasions franches de la première heure.

Un carton rouge qui change la donne

Le tournant du match intervient à la 66e minute. Le défenseur belge Nathan Ngoy, auteur d'une mauvaise passe en retrait, a commis une faute sur Mehdi Taremi pour empêcher une action dangereuse. L'arbitre lui a infligé un carton rouge direct, laissant les Diables Rouges jouer en infériorité numérique pendant plus de vingt minutes.

Malgré cette infériorité, la Belgique a paradoxalement produit ses meilleures occasions en fin de match. Maxim De Cuyper s'est heurté à deux reprises au portier iranien Alireza Beiranvand, notamment à la 86e minute sur une opportunité en or. Le gardien a totalisé sept arrêts décisifs, préservant le point du match nul.

Des gardiens au rendez-vous

Thibaut Courtois, son homologue belge, n'a pas été en reste, réalisant plusieurs parades importantes pour maintenir son équipe à flot. Les deux gardiens ont été les grands artisans de ce score vierge, dans un tournoi déjà marqué par des performances de haut niveau à ce poste.

Un contexte difficile pour l'Iran

Les joueurs iraniens évoluent dans des conditions particulières, confrontés à des restrictions de voyage et à des problèmes de visa pour entrer sur le territoire américain. Le public de Los Angeles, où réside une importante communauté iranienne, a réservé un accueil chaleureux aux joueurs, tout en réservant des sifflets à l'hymne national de leur pays d'origine, un geste de protestation contre le régime en place.

Le sélectionneur iranien avait opté pour un système défensif à cinq défenseurs, permettant de contenir les assauts belges. L'équipe a ainsi repoussé des centaines de passes adverses sans jamais craquer.

Des espoirs de qualification encore entiers

Avec deux points chacun, les deux équipes restent en course pour la qualification. Actuellement, les trois matches du groupe G se sont tous soldés par des résultats nuls. La Belgique affrontera la Nouvelle-Zélande, la nation la moins bien classée du Mondial, lors de son dernier match de poule. L'Iran devra, de son côté, obtenir au moins un point face à l'Égypte, vendredi prochain à Seattle, où les restrictions de voyage semblent s'assouplir.

Absence notable et perspectives

L'ailier belge Jérémy Doku a été contraint de déclarer forfait pour cette rencontre en raison d'une maladie. En deux matches, la Belgique n'a marqué qu'un seul but, contre son camp par l'Égypte lors du match d'ouverture. Les Diables Rouges, classés dixièmes au classement mondial de la FIFA, devront impérativement trouver la faille offensive pour espérer se qualifier pour les phases à élimination directe.