Les marchés pétroliers ont connu une légère hausse ce dimanche, alors que des signaux contradictoires émanent de la région du détroit d'Ormuz. Le baril de Brent, référence mondiale, a gagné 1 % pour s'établir à un peu plus de 81 dollars, tandis que le West Texas Intermediate américain évoluait au-delà de 77 dollars le baril.
Cette tension provient d'une déclaration samedi des forces armées iraniennes, qui ont affirmé fermer le détroit en raison de la poursuite des combats israéliens au Liban. Le Commandement central américain a immédiatement contredit cette version, assurant que la voie maritime demeurait accessible. Dimanche, la situation restait confuse.
Des négociations cruciales à Genève
Dans ce contexte, l'Iran et les États-Unis ont entamé dimanche en Suisse une première série de pourparlers destinés à transformer la trêve de soixante jours, qui les lie depuis plusieurs semaines, en un accord plus durable. Les deux parties reconnaissent l'existence d'un fossé important à combler lors des futures discussions.
Les investisseurs et analystes concentrent leur attention sur le niveau de trafic dans le détroit d'Ormuz, un passage stratégique entre l'Iran et Oman par lequel transite une part essentielle du commerce énergétique mondial. La baisse apparente du nombre de navires empruntant cette voie renforce les inquiétudes sur la fluidité des approvisionnements.
Le prix de l'essence continue de baisser
Paradoxalement, les prix à la pompe continuent de reculer aux États-Unis. La moyenne nationale du gallon d'essence est tombée à 3,94 dollars dimanche, selon l'Automobile Association of America (AAA). Ce niveau reste néanmoins supérieur de 32 % à celui observé avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Le gazole s'établit quant à lui à 5,04 dollars le gallon, soit 34 % de plus qu'avant les hostilités.
Les prix du carburant ne suivent pas toujours immédiatement les fluctuations du brut. Un décalage de quelques jours est généralement constaté avant que les variations du pétrole ne se répercutent à la pompe.
Wall Street en léger repli
Les marchés boursiers américains se préparent à une ouverture en légère baisse lundi. Les contrats à terme sur l'indice S&P 500 anticipent un recul modeste, inférieur à 1 %. Les investisseurs restent prudents face aux incertitudes géopolitiques et à l'évolution des approvisionnements énergétiques.