Au lendemain de la victoire de l’Espagne face à l’Argentine en finale de la Coupe du monde 2026, Téhéran a salué le triomphe de la Roja. Dans un message officiel, les autorités iraniennes ont estimé que ce succès sportif « fait le bonheur » des personnes opposées à Israël et aux États-Unis dans le monde entier, en raison notamment de la position de Madrid sur la question palestinienne.

Les félicitations iraniennes interviennent dans un contexte marqué par la condamnation répétée de la politique israélienne à Gaza par l’exécutif espagnol, ainsi que par sa prise de position contre la guerre menée contre l’Iran. Le gouvernement de Pedro Sánchez s’est distingué sur la scène internationale par des critiques régulières des actions de l’État hébreu dans les territoires palestiniens, une ligne que l’Iran a choisi de mettre en avant pour justifier son message de félicitations.

« La défense du peuple palestinien par l’Espagne a apporté de la joie aux critiques des États-Unis et d’Israël à travers le monde », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par les médias locaux. Cette déclaration, diffusée sur les réseaux officiels, souligne le lien établi par Téhéran entre le sport et les positions diplomatiques.

L’Espagne, qui a remporté le trophée pour la deuxième fois de son histoire après 2010, a battu l’Argentine dans une finale disputée au stade MetLife dans le New Jersey. La performance des joueurs espagnols a été largement célébrée dans la péninsule Ibérique, mais les éloges venus de Téhéran ont une portée politique qui dépasse le cadre sportif.

Cette prise de position iranienne s’inscrit dans une stratégie plus large de rapprochement avec les pays qui adoptent une ligne critique envers Washington et Tel-Aviv. Elle intervient alors que les relations entre l’Iran et l’Espagne étaient jusqu’alors marquées par des tensions sur d’autres dossiers internationaux. Le message de félicitations pourrait ainsi signaler une volonté de Téhéran de renforcer ses liens avec Madrid, tout en instrumentalisant le sport à des fins diplomatiques.

De son côté, le gouvernement espagnol n’a pas encore répondu officiellement aux félicitations iraniennes. La réaction de Madrid sera scrutée de près, alors que l’Espagne cherche à maintenir un équilibre entre ses alliances occidentales et ses positions sur le conflit israélo-palestinien.