Le sélectionneur de l'équipe de Norvège, Stale Solbakken, a exprimé jeudi en conférence de presse son malaise face à ce qu'il considère comme une « hypocrisie générale » autour de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis. Interrogé sur les mésaventures de l'attaquant irakien Aymen Hussein, retenu pendant près de sept heures par les services douaniers et la police aux frontières américaines à son arrivée à l'aéroport de Chicago, le technicien scandinave n'a pas mâché ses mots.

« Nous sommes tous d'accord pour dire que c'est inutile, que beaucoup de choses auraient pu être faites autrement, mais nous sommes tous hypocrites », a-t-il lâché, avant de préciser sa pensée lorsqu'on lui a demandé à quoi il faisait référence. « Tout, depuis le fait que le pays hôte est en guerre avec une autre nation (l'Iran, NDLR) jusqu'aux difficultés comme celle dont nous venons de parler », a-t-il énuméré.

Une mise en cause du pays organisateur

Ces déclarations interviennent alors que la sélection norvégienne s'apprête à disputer son premier Mondial depuis 1998. Solbakken a toutefois tenu à rappeler que son équipe était avant tout présente pour la compétition : « Une Coupe du monde est organisée ici et nous sommes ici pour jouer au football. »

Le cas d'Aymen Hussein a suscité une vive émotion au sein des délégations participantes. L'attaquant irakien aurait été soumis à un interrogatoire prolongé et à des vérifications administratives jugées disproportionnées par plusieurs observateurs. Sans que cela soit explicitement lié, l'incident a ravivé les critiques sur la politique migratoire américaine et ses conséquences pour les sportifs étrangers.

Un calendrier serré pour la Norvège

Sur le plan sportif, la Norvège fera ses débuts dans le tournoi contre l'Irak, avant d'affronter le Sénégal le 22 juin puis la France le 26 juin. L'équipe entraînée par Solbakken, emmenée par la star Erling Haaland, espère passer le cap des phases de groupes pour la première fois depuis son épopée de 1998.

L'ancien entraîneur du FC Copenhague, connu pour sa franchise, a ainsi ouvert un débat qui dépasse le simple cadre sportif. Alors que la compétition bat son plein, ses propos pourraient faire écho au sein d'autres sélections partageant son malaise face aux conditions d'accueil et au contexte géopolitique général.