Les États-Unis s’apprêtent à disputer un match couperet face à la Bosnie-Herzégovine mercredi à Santa Clara (Californie) dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Une rencontre que les joueurs de Mauricio Pochettino abordent avec prudence, conscients des pièges que peut réserver une équipe considérée comme l’outsider.

« Le prochain tour est une page blanche », a déclaré le défenseur Mark McKenzie. « Nous voulons aller loin dans cette compétition, nous voulons gagner l’ensemble du tournoi. Nous savons qu’il y a du travail à accomplir, mais nous avons une équipe remplie de joueurs affamés, prêts à y parvenir. »

La sélection américaine a terminé en tête de son groupe après des victoires contre le Paraguay et l’Australie, avant de s’incliner face à la Turquie (3-2) lors du dernier match de poule. Cette défaite n’a toutefois pas entamé la confiance du groupe, qui reste déterminé à poursuivre l’aventure. Pochettino, qui a trouvé son onze de départ après plusieurs ajustements, devrait aligner une formation en 4-2-3-1 ou à trois défenseurs centraux, avec des latérales offensifs comme Alex Freeman et Antonee Robinson.

Malgré leur statut de favori, les Américains traînent un bilan statistique préoccupant : ils n’ont plus battu une équipe européenne depuis 2021 et n’ont plus remporté un match à élimination directe en Coupe du monde depuis 2002. De son côté, la Bosnie-Herzégovine, qui a créé la surprise en se qualifiant pour la phase finale, pourrait s’appuyer sur son collectif et son imprévisibilité pour déstabiliser son adversaire. Les États-Unis ont d’ailleurs affirmé être préparés à toute surprise de la part des Bosniaques.

« Nous n’allons pas devenir fous », a confié un joueur sous couvert d’anonymat, résumant l’état d’esprit du vestiaire. « Il faut rester concentré sur notre jeu et ne pas se laisser emporter par l’enjeu. »

Le sélectionneur argentin a insisté sur la nécessité de retrouver de la dynamique après la défaite contre la Turquie. « Gagner un match couperet est une question de détails, mais aussi de caractère », a-t-il expliqué. « Nous avons les qualités pour passer, mais il faudra être disciplinés et patients. »

L’ancien international suédois Zlatan Ibrahimovic, qui doutait initialement des chances américaines, a changé d’avis après les deux premières victoires des coorganisateurs. « Si vous ne croyiez pas avant, je vais le répéter : commencez à croire », avait-il lancé lors d’une émission télévisée.

Le match se déroulera au Levi’s Stadium, une enceinte que les Américains connaissent bien. Les supporters espèrent voir leur équipe briser la malédiction des matches à élimination directe et franchir un cap dans ce Mondial à domicile.