La Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada à partir du 11 juin, marquera un tournant dans l'histoire de la compétition avec la présence de sept fratries. Ce chiffre inédit dépasse le record précédent et illustre la diversité des liens familiaux au sein du football international.
Parmi les duos les plus attendus figurent Lucas et Théo Hernandez, qui défendront les couleurs de l'équipe de France pour la deuxième fois consécutive après 2022. De l'autre côté de l'Atlantique, le Cap-Vert comptera deux paires de frères : Deroy et Laros Duarte, ainsi que Leandro et Juninho Bacuna.
Mais toutes les fratries ne porteront pas le même maillot. Quatre duos seront répartis entre différentes sélections nationales. Désiré Doué évoluera avec les Bleus tandis que son frère Guéla représentera la Côte d'Ivoire. Même situation pour John et Harry Souttar, l'un avec l'Écosse, l'autre avec l'Australie. Deux autres fratries issues de familles aux origines multiples joueront sous des drapeaux différents : Inaki Williams (Ghana) et Nico Williams (Espagne), ainsi que Derrick Luckassen (Ghana) et Brian Brobbey (Pays-Bas).
Les fratries dans l'histoire du Mondial
Cette configuration n'est pas une première. Dès la première Coupe du monde en 1930, des frères participaient ensemble : Jean et Lucien Laurent pour la France, Juan et Mario Evaristo pour l'Argentine. Depuis, de nombreuses fratries ont marqué la compétition.
Parmi les plus célèbres, on peut citer les frères Bobby et Jack Charlton, vainqueurs en 1966 avec l'Angleterre ; les jumeaux René et Willy van de Kerkhof, finalistes avec les Pays-Bas en 1974 et 1978 ; ou encore les Néerlandais Erwin et Ronald Koeman (1990), Frank et Ronald de Boer (1994 et 1998), les Danois Brian et Michael Laudrup (1998) et les Anglais Gary et Phil Neville (1998).
La décennie 2000 a vu Nico et Robert Kovač (Croatie, 2002), les Suisses Philip et David Degen (2006), et les Ivoiriens Yaya et Kolo Touré (2006 et 2010). En 2010, le Honduras alignait même trois frères : Wilson, Johnny et Jerry Palacios. La même année, Kevin-Prince Boateng (Ghana) et Jérôme Boateng (Allemagne) s'affrontaient sous des couleurs différentes, une situation devenue plus fréquente depuis.
En 2014, André et Jordan Ayew ont joué ensemble pour le Ghana, tandis qu'en 2018, Jonathan et Giovani dos Santos (Mexique) et Eden et Thorgan Hazard (Belgique) étaient présents. En 2022, aux frères Hernandez s'ajoutaient les Serbes Sergej et Vanja Milinković-Savić.
L'édition 2026 confirme donc une tendance : la multiplication des fratries au plus haut niveau, reflet des migrations et de la mondialisation du football.