L'issue de la primaire pour le poste de gouverneur de Californie demeure incertaine, les autorités électorales poursuivant le dépouillement des bulletins de vote. Ce processus, qui pourrait s'étendre sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines, laisse en suspens l'identité des deux finalistes qui s'affronteront lors de l'élection générale de novembre.

Selon les premières tendances, le pouls place le candidat conservateur d'origine britannique Steve Hilton en tête, suivi de près par l'ancien secrétaire américain à la Santé et aux Services sociaux Xavier Becerra. Le milliardaire et philanthrope Tom Steyer complète le trio de tête.

Un système de primaire contraignant

La Californie applique un système de « jungle primaire » : quel que soit leur parti, les deux candidats ayant recueilli le plus de suffrages accèdent au second tour. Cette configuration rend l'attente des résultats particulièrement cruciale, car l'écart entre les candidats pourrait déterminer la couleur politique de l'ultime duel.

Les autorités électorales de l'État ont prévenu que la proclamation officielle des résultats pourrait prendre du temps. Conformément à la législation californienne, les comtés disposent jusqu'au 15 juin pour finaliser le comptage. Toutefois, certains bulletins échappent à cette échéance : les votes par correspondance postés le jour du scrutin et reçus jusqu'au 9 juin sont réputés valides et peuvent être traités au-delà du délai légal.

Un électorat démocrate divisé

Face à une liste pléthorique de prétendants démocrates, les votes de l'électorat de gauche apparaissent fragmentés. Cette dispersion pourrait favoriser l'un des candidats républicains, même si l'écart entre les trois premiers demeure serré. Une estimation du nombre de bulletins encore non dépouillés était attendue dans la journée de jeudi, apportant un éclairage sur les délais à venir.

Les observateurs soulignent que la lenteur du comptage, bien que frustrante pour les électeurs, est conforme aux procédures et vise à garantir la prise en compte de l'ensemble des suffrages valablement exprimés. La suite de la campagne dépendra donc de la capacité des deux finalistes à mobiliser au-delà de leur base, dans un État historiquement démocrate mais où les dynamiques locales peuvent réserver des surprises.