Les investigations se poursuivent après la mort d'un homme de 78 ans survenue durant sa garde à vue dans un commissariat parisien. L'affaire, qui avait conduit à la saisine de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), connaît un nouveau développement avec la publication des résultats de l'autopsie.
Le rapport du médecin légiste, rendu public par le parquet, indique que l'examen « ne relève aucune lésion de prise, de maintien ni de défense ». Cette conclusion tend à écarter l'hypothèse de violences commises lors de l'interpellation ou de la rétention.
Une origine cardiaque privilégiée
Selon les autorités judiciaires, le praticien ayant réalisé l'autopsie « fait état d'une défaillance cardio-pulmonaire se traduisant par un œdème pulmonaire massif, plus probablement d'origine cardiogénique ». Autrement dit, le décès serait vraisemblablement dû à une cause naturelle, sans lien direct avec les conditions de la garde à vue.
Une enquête toujours en cours
L'IGPN, saisie dès le début de l'affaire, continue d'examiner les circonstances exactes de ce décès. Les fonctionnaires de la police des polices doivent notamment vérifier le respect des procédures lors de l'interpellation et de la prise en charge de l'homme âgé. Aucune conclusion définitive n'a encore été rendue sur le plan administratif ou disciplinaire.
Pour rappel, le septuagénaire avait été interpellé puis placé en garde à vue dans un commissariat de la capitale. Son décès avait été constaté dans les locaux de police, entraînant l'ouverture d'une enquête judiciaire confiée à l'IGPN. Les résultats de l'autopsie constituent une étape importante dans la détermination des causes de la mort, mais l'enquête devra encore déterminer le déroulement précis des faits et les éventuelles responsabilités.