David Lisnard, figure montante de la droite et président de l'Association des maires de France (AMF), a multiplié les déclarations-chocs lors d'une intervention médiatique, dénonçant un système politique qu'il juge incapable de redresser le pays et annonçant une série de réformes radicales pour le prochain quinquennat.

« Le système est périmé, foutu, cramé », a-t-il lancé, appelant à une refonte en profondeur des institutions et des politiques publiques. Selon lui, cette situation exige des réponses fortes sur plusieurs fronts : l'administration, la justice, l'immigration et l'économie.

Débureaucratisation et dérégulation comme priorités

Le maire de Cannes a placé la simplification administrative au cœur de son projet. « Nous ferons de la débureaucratisation et de la dérégulation la grande cause du prochain quinquennat », a-t-il affirmé, promettant une « libération des énergies » face à un État jugé trop envahissant. Cette annonce s'inscrit dans une volonté de rompre avec ce qu'il décrit comme un « modèle » arrivé à bout de souffle.

Responsabilité parentale face à la délinquance des mineurs

Sur le volet sécuritaire, David Lisnard s'est montré particulièrement ferme. Il a déclaré que « les parents des mineurs délinquants devront répondre des actes de leurs enfants ». Cette prise de position vise à renforcer la responsabilité légale des familles, afin de lutter contre la récidive et l'impunité des jeunes auteurs d'infractions. Il n'a pas précisé le cadre juridique exact envisagé, mais a insisté sur la nécessité d'une réponse pénale plus dissuasive.

Immigration : un discours alarmiste

L'élu a également durci le ton sur la question migratoire. « L'immigration est incontrôlée et met en péril l'existence même de notre culture et notre mode de vie », a-t-il déclaré, reprenant une rhétorique souvent employée par l'extrême droite. Il a opposé cette vision à celle de Jean-Luc Mélenchon, qu'il accuse de vouloir « trier les Français ». « La France ne trie pas les Français contrairement à ce que veut faire monsieur Mélenchon », a-t-il martelé, dessinant une ligne de fracture nette avec la gauche radicale sur ce sujet.

Un positionnement à droite toute

Ces prises de position successives dessinent un programme clairement ancré à droite, voire à l'extrême droite sur certaines thématiques. David Lisnard, qui s'était déjà fait remarquer par ses positions souverainistes et libérales, semble vouloir incarner une alternative crédible pour 2027, en capitalisant sur un discours de rupture. Ses critiques acerbes du système en place, couplées à des propositions concrètes sur l'administration, la justice et l'immigration, visent à séduire un électorat en quête de fermeté et de renouveau.

Si ses annonces ont suscité des réactions contrastées, elles traduisent une volonté affichée de bousculer les lignes politiques traditionnelles et de proposer une « refonte » du modèle français qu'il juge indispensable.