Un animateur employé par la MJC (Maison des jeunes et de la culture) de Fléac, en Charente, a été mis en examen vendredi pour des soupçons d’agressions sexuelles sur deux mineurs. L’homme, âgé de 31 ans, exerçait notamment dans le cadre de la garderie du soir et du centre de loisirs d’une école de cette commune d’environ 4 000 habitants, située à proximité d’Angoulême.

Interpellé mercredi 1er juillet, le mis en cause a été présenté à un magistrat qui a décidé de le placer en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen. Le procureur de la République d’Angoulême, Benoît Bernard, a ouvert une information judiciaire pour faire la lumière sur ces faits. Les deux victimes présumées sont âgées de 10 et 13 ans. Les autorités n’ont pas communiqué sur l’existence éventuelle de plaintes déposées à l’encontre de l’animateur.

Vérification préalable des antécédents

Vendredi, une réunion de crise s’est tenue à la MJC de Flac, qui employait l’animateur. Le directeur de la structure a précisé que la plateforme de vérification des casiers judiciaires, utilisée lors de l’embauche, n’avait révélé aucun antécédent concernant cet employé. Cette affaire relance le débat sur les procédures de contrôle du personnel intervenant auprès d’enfants dans les structures périscolaires.

Contexte national tendu

Cette mise en examen intervient dans un climat de vigilance accrue autour des violences sexuelles dans le milieu périscolaire. À Paris, le parquet a ouvert des enquêtes dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches. Depuis le début de l’année, 132 animateurs ont été suspendus dans la capitale, dont 52 pour des « suspicions de violences sexuelles ou sexistes ». Ces chiffres illustrent l’ampleur du phénomène et la mobilisation des parquets face aux signalements.

L’affaire de Fléac s’ajoute à une série de cas récents similaires, notamment dans les régions de l’Ain, de la Seine-Maritime, du Var ou du Rhône, où des animateurs ont été mis en cause pour des faits de même nature. Les investigations en cours devraient permettre de déterminer l’étendue des actes reprochés à cet homme et d’éclaircir le fonctionnement des procédures de surveillance dans les communes de taille moyenne.