Une comédie attendue
Le 22 juillet marque l’arrivée sur les écrans de « De la Comédie-Française », premier film coécrit et coréalisé par Martin Darondeau et Bertrand Usclat. Ce long-métrage, primé à quatre reprises au Festival de l’Alpe d’Huez en janvier 2026 (Prix du Public, Prix spécial du Jury, Prix Canal+ du meilleur film et Coup de cœur La Région), propose une incursion savoureuse dans les coulisses de la prestigieuse institution théâtrale. L’œuvre réunit exclusivement des sociétaires et pensionnaires de la Comédie-Française, dont Benjamin Lavernhe, Laurent Stocker, Marina Hands et, dans le rôle principal, Pauline Clément.
Un récit sous haute tension comique
L’intrigue se déroule trois heures avant le lever de rideau d’une représentation de « Macbeth ». Nina, incarnée par Pauline Clément, s’apprête à diriger sa première mise en scène au sein de la Maison de Molière. Mais très vite, les ennuis s’enchaînent : retards, crises de nerfs, problèmes techniques et ego surdimensionnés menacent de faire capoter la soirée. Une règle d’or s’impose pourtant : à la Comédie-Française, on n’annule jamais un spectacle. L’héroïne doit donc gérer les imprévus tout en maintenant la pression.
Un projet audacieux et auto-dérisoire
Les réalisateurs ont souhaité offrir un regard à la fois irrévérencieux et tendre sur l’institution. Le film puise son inspiration dans les anecdotes les plus cocasses vécues par les comédiens eux-mêmes lors de leurs représentations. Interrogés sur leurs galères sur les planches, plusieurs sociétaires ont confié leurs souvenirs les plus marquants, alimentant la matière du scénario. Pauline Clément a qualifié le projet de « un peu rock », soulignant la volonté de bousculer avec humour la vénérable maison.
Un casting au diapason
La distribution, exclusivement composée de membres de la troupe, permet aux spectateurs de découvrir les comédiens dans un registre comique débridé. Leur jeu collectif, leur complicité et leur capacité à se moquer d’eux-mêmes confèrent au film une authenticité rare. Benjamin Lavernhe, Laurent Stocker et Marina Hands livrent des performances remarquées, tandis que Pauline Clément porte le récit avec une énergie contagieuse.
Une réception critique enthousiaste
À sa sortie, le film a été salué pour son rythme endiablé et son humour bien dosé. Les critiques ont souligné la réussite de cette comédie qui mêle autodérision et tendresse envers une institution parfois perçue comme figée. « Un petit bijou de comédie qui fait du bien », peut-on lire. La presse a également relevé la maîtrise des réalisateurs pour un premier film, et la capacité à transformer les coulisses chaotiques d’une première en un spectacle captivant.
Un été sous le signe du rire
Avec sa durée ramassée et son ton léger, « De la Comédie-Française » s’impose comme une bulle de légèreté dans la programmation estivale. Le film offre une expérience cinématographique rafraîchissante, portée par une troupe d’exception qui n’hésite pas à se livrer à un grand exercice d’autodérision. Les spectateurs y découvriront un envers du décor méconnu, entre tensions et fous rires, où chaque incident de dernière minute devient source de comédie.
Un hommage vibrant au théâtre
Au-delà du divertissement, l’œuvre rend également hommage au monde du théâtre et à ses coulisses. En mettant en scène les galères des sociétaires, elle rappelle que le spectacle vivant est avant tout un art de l’instantané, où l’imprévu fait partie intégrante de la magie. Le film parvient à conjuguer humour et respect pour la tradition, offrant une vision humaine et chaleureuse de la Comédie-Française.