L'essentiel

Une nouvelle vague d'attaques russes a frappé plusieurs grandes villes ukrainiennes mardi 2 juin, provoquant la mort d'au moins cinq civils et faisant des dizaines de blessés. La capitale Kiev, la ville de Dnipro dans l'est du pays et Kharkiv, également dans l'est, ont été les principales cibles de ces bombardements.

Kiev visée par des missiles balistiques

Dans la capitale ukrainienne, une attaque aux missiles balistiques a coûté la vie à un homme, selon le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymour Tkatchenko. Ce dernier a également fait état de vingt résidents blessés. Les autorités avaient prévenu la population que l'ennemi utilisait des missiles balistiques. Des habitants se sont rués vers les stations de métro et les abris, emportant avec eux des sacs et des couvertures, tandis qu'un important panache de fumée s'élevait au-dessus de la ville.

Lourds bilans à Dnipro et à Kharkiv

Dans la région de Dnipro, une attaque a fait quatre morts et au moins seize blessés, dont plusieurs se trouvent dans un état grave, a indiqué le chef de l'administration militaire régionale, Oleksandr Ganja.

Par ailleurs, la ville de Kharkiv a subi une attaque combinée de quinze drones et de deux missiles, selon son maire Igor Terekhov. Dix personnes, dont un enfant, ont été blessées.

Deux civils tués côté russe

De l'autre côté de la frontière, un civil a trouvé la mort dans la région de Koursk, à la suite d'une attaque de drone ukrainien, a rapporté le gouverneur local Aleksandr Khinchtein. Ce décès porte à un total d'au moins six le nombre de victimes civiles recensées ces dernières heures dans les zones de conflit.

Une escalade continue

Ces frappes interviennent dans un contexte d'intensification des bombardements russes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait alerté quelques jours plus tôt sur la préparation par Moscou d'une nouvelle frappe massive. La Russie bombarde l'Ukraine quasi quotidiennement et a intensifié ses attaques diurnes ces derniers mois. En mai, le nombre de missiles lancés (211) a été l'un des plus élevés depuis le début de l'invasion, incluant un missile balistique Orechnik à capacité nucléaire, utilisé pour la troisième fois. Parallèlement, 8 150 drones de longue portée ont été déployés, soit une augmentation de 24 % par rapport au mois précédent, et ce malgré une brève trêve de trois jours à partir du 9 mai.

Kiev affirme de son côté avoir intercepté 91 % des projectiles ennemis en mai. Si l'Ukraine a développé des systèmes de défense antiaérienne novateurs contre les drones, elle reste dépendante des livraisons de ses alliés occidentaux pour se protéger des missiles. Les autorités ukrainiennes répètent régulièrement que leurs stocks de munitions sont insuffisants.